31 juillet 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Justice Société

Nord-Kivu – Carnage du 30 août 2023 à Goma : DYGENEC-RDC sollicite l’implication urgente du Ministre de la Justice

Dans un communiqué de presse parvenu ce vendredi 30 août 2024 à notre rédaction, la Dynamique Génération Consciente, DYGENEC-RDC, une ONG locale de défense et protection de droits humains, basée dans la ville de Goma implore l’implication urgente de Constant Mutamba, ministre de la justice dans un dossier de massacres de plus de 50 civils tués par les éléments de la Garde républicaine et une cinquantaine de blessés dans la ville de Goma.

C’était un certain mercredi 30 août 2023,  entre 04h30 et midi, alors que la population gomatracienne, dans  le quartier Ndosho, en Commune de Karisimbi manifestaient pacifiquement pour exiger le départ de la MONUSCO, que les éléments de la Garde républicaine ont ouvert le feu sur les manifestants. Cinquantes civils parmi lesquels, des enfants et des femmes ont perdu la vie.

Ce carnage dans un contexte sécuritaire précaire dans la Province du Nord-Kivu a laissé la ville de Goma sans mot. Une année après, jour pour jour, les familles de ces victimes continuent à crier la justice pour leurs enfants, parents et grands-parents tués sans aucun motif.

Ce vendredi 30 août 2024, une année après ce drame, la Dynamique Génération Consciente (DYGENEC-RDC), l’une des ONG qui avait suivi de près le procès de flagrance organisé par la cour militaire de Goma, a estimé que la justice n’était pas indépendante vu que les vrais auteurs n’ont été poursuivis et les victimes ont été condamnées.

Pour nous, on ne pouvait pas être juge et partie au même moment. Et aujourd’hui les bourreaux circulent toujours librement et encore une fois, les rescapés de ces massacres, nombreux parmi eux étaient condamnés à des lourdes peines comme si leur péché était de rester en vie,

indique ce communiqué de la DYGENEC-RDC.

Pour cette structure de défense et protection des droits humains, il est inacceptable de chercher à tuer l’âme d’un peuple en poussant ce dernier à oublier son histoire, bonne ou mauvaise.

Il est important et urgent pour que le Ministère National de la Justice s’investisse dans ce dossier pour que les victimes trouvent réparation et que les vrais auteurs matériels et moraux soient bien identifiés et condamnés conformément aux actes posés,

indique la DYGENEC-RDC dans son communiqué de presse.

Rappelons que les massacres sont survenus dans une situation résultant de conséquences de multiples manifestations lancées contre la présence de la Monusco sur le sol congolais. Une secte messianique était à la tête de ces manifestations avant de voir que la répression se transformait en véritable carnage humain, sous les yeux impuissants du Lieutenant général Constant Ndima, alors Gouverneur militaire de la Province du Nord-Kivu sous état de siège.

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