Le tribunal militaire garnison de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a ouvert ce vendredi 04 octobre 2024, une audience en flagrance contre 3 éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui avaient braqué dans la nuit du jeudi 03 octobre 2024, une maison mobile de transfert et dépôt d’argent dans le quartier Malepe en commune de Beu.
Pour le ministère public qui les poursuit, il y’a également d’autres infractions dont sont concernés ces « présumés bandits », notamment la violation des consignes.
Pour la partie civile représentée dans ce procès par Maître Philémon Ndambi wa Ndambi, ces audiences sont une occasion importante pour appeler la population à rester vigilante. Elle alerte donc les services de sécurité sur tout mouvement suspect dans plusieurs coins de la ville de Beni.
Au même moment, cet auxiliaire de justice en a saisi l’occasion pour appeler l’Etat congolais à encadrer les mouvements des hommes porteurs d’armes. Il espère à la fin de ces audiences, que la partie civile sera remise dans ses droits en réparant tous les préjudices qui ont été causés lors de ce braquage.
Ici, l’audience c’est pour cristalliser les faits, parce que nous sommes dans une procédure de flagrance afin de pouvoir savoir comment on va condamner ces présumés. Mais néanmoins, le ministère public a retenu à leurs charges les infractions dont l’association des malfaiteurs, le vol à mains armées, la dissipation des munitions et la violation des consignes. De toutes ces infractions là, la plupart sont condamnés et passibles à la peine de mort. Et aujourd’hui, nous sommes dans la phase de l’instruction, avant de plaider pour le réquisitoire de l’organe de la loi.
a expliqué Maître Philémon Ndambi wa Ndambi
Ce procès qui se présente comme une séance pédagogue, estime la partie civile, servira de leçon à tous les militaires qui s’hasarderont à tomber dans ce genre de filet. Ils subiront la rigueur de la loi, surtout que les poursuivis sont passés aux aveux en avouant les faits qui sont mis à leur charge.
Les premières impressions sont mes encouragements aux jeunes du quartier Malepe qui ont su alerter les services de sécurité jusqu’à appréhender ces militaires. Et les coupables sont devant les juges et le ministère public est en train de les clouer sans aucune forme de relâchement. Il estime que ce procès est un rappel à l’ordre pour tous les militaires qui se distinguent dans des comportements malsains comme le vol, les tortures et le viol.
Il est à préciser qu’une somme d’argent évaluée à 935 dollars américains et plus de deux millions de francs congolais avaient déjà été emportés par ces malfrats, ici considérés comme des « présumés délinquants ».
