La nuit du 13 au 14 novembre dernier, une affaire choquante a secoué le village d’Akodale, situé au au point kilométrique 8 (PK8), dans le secteur Lubuya Bera. Un groupe de jeunes composé de Bangwela Ephraim, Yenga Monga Hugor, Kaindo Marie, Limbile Samson et Bokota Aleka Constant a été interpellé après avoir profané la tombe de M. Botamba Elomo Paul, décédé en 1984.
Ces individus ont, selon les informations recueillies, exhumé le corps de Monsieur Botamba sous prétexte de rechercher un supposé trésor caché datant de l’époque coloniale. Ils ont agi en toute discrétion, vers 2h du matin, dans l’espoir de découvrir des richesses qui seraient dissimulées dans la tombe, une tombe qu’ils décrivaient comme étant de « couleur blanche », et située sur la piste Lindi, au PK8.
Cependant, leur opération macabre n’a pas échappé aux habitants du village. De jeunes du quartier, témoins de la scène, ont immédiatement réagi en les pourchassant et en les corrigeant sévèrement avant de les livrer à la police. Ces derniers ont été appréhendés et sont actuellement sous la garde des forces de l’ordre. Les restes humains exhumés ont également été récupérés par la police.
Marianne Batamane, bourgmestre de la commune Tshopo, a réagi à l’incident, confirmant que les jeunes du village ont joué un rôle crucial en signalant la profanation. Selon elle, la police est intervenue rapidement pour sécuriser les suspects et les restes, afin de garantir le respect des rites et de la mémoire des défunts.
Cette affaire soulève des questions sur la croyance en des trésors cachés et l’impact des rumeurs locales sur le comportement des jeunes dans certaines communautés. Les autorités locales ont promis de mener une enquête approfondie pour déterminer les motivations exactes derrière cette profanation et prendre les mesures nécessaires.
L’inhumation et le respect des sépultures sont des pratiques profondément ancrées dans la culture et les traditions congolaises, et cet acte a choqué non seulement les proches du défunt, mais aussi l’ensemble de la communauté d’Akodale. Les autorités appellent à une prise de conscience collective pour empêcher de tels actes de se reproduire.
Les suspects devraient bientôt comparaître devant la justice, et l’on attend des mesures sévères contre ces violations des lois sur le respect des défunts.
