Ce dimanche 15 décembre, Kaba Lisolo a mis en lumière, via sa page Facebook, un commentaire de l’un de ses abonnés, David Mwenyemali, qui regrette le fait que la ville de Kisangani a connu de rappeurs très talentueux à une époque donnée, mais ces deniers ses sont volatilisés sans que leur savoir-faire ne soit capitalisé. En réponse à cette préoccupation de notre abonné, Djino Alolo qui fait partie de cette génération là des rappeurs qui ont fait bouger la ville, n’a pas hésité, lui aussi via un commentaire, à émettre son avis sur le sujet.
Son message :
Cher David Mwenyemali Oui, le rap boyomais peut retrouver ses couleurs d’antan, et cela demande un certain nombre de sacrifices et efforts.
voici comment cela peut se concrétiser.
La scène musicale de Kisangani, notamment le rap local, a un potentiel énorme. Malgré les défis actuels, plusieurs opportunités peuvent être saisies pour ramener ce mouvement à son apogée. Voici une réponse positive et structurée pour y parvenir :
- Valoriser le talent local
Le talent boyomais est bien réel, mais il a besoin d’être encadré et mis en avant. La création de studios accessibles, de workshops et de formations pour les artistes permettra d’améliorer la qualité des productions locales. Encourager les jeunes talents à persévérer est la première étape vers un renouveau.
- Exploiter les outils numériques et les réseaux sociaux
Aujourd’hui, les plateformes comme YouTube, TikTok, Audiomack, et les réseaux sociaux tels que Facebook et Instagram offrent une visibilité mondiale, sans nécessiter de grands moyens.
Les pages Web locales et comptes communautaires boyomais doivent jouer un rôle actif dans la promotion des artistes en partageant leurs morceaux, clips vidéo, freestyles et actualités.
• Facebook : pour mobiliser la communauté et diffuser rapidement les nouveautés musicales.
• Instagram : pour partager des contenus visuels et des aperçus du quotidien des artistes (studio, concerts, etc.).
• YouTube : pour centraliser les vidéos musicales et atteindre une audience internationale.
• TikTok : pour viraliser certains morceaux grâce aux challenges ou aux tendances.
Avec un contenu régulier et engageant, ces plateformes peuvent élargir l’audience des artistes de Kisangani, attirant ainsi plus de fans et de partenaires.
- Garantir la stabilité de l’électricité
Un point essentiel pour le développement du rap boyomais est la stabilité de l’électricité, un facteur clé pour toute communication efficace. Sans électricité, il est quasiment impossible de :
• Enregistrer et produire des morceaux de qualité dans des studios locaux.
• Partager les œuvres en ligne sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
• Diffuser les événements locaux en direct pour toucher un public plus large.
• Faire fonctionner les équipements musicaux nécessaires pour des concerts ou des showcases.
Il est impératif que des efforts soient faits par les autorités locales pour garantir une fourniture d’énergie fiable. Des solutions comme l’installation de générateurs ou de panneaux solaires pourraient être envisagées en attendant des infrastructures durables.
- Fédérer une communauté autour du rap boyomais
L’organisation d’événements comme des concerts, des battles de rap, ou des rencontres culturelles permettra de raviver l’intérêt du public local. De tels événements peuvent également attirer des sponsors ou des mécènes intéressés par le dynamisme artistique de Kisangani.
Pour amplifier leur impact, les événements doivent être relayés en direct sur les réseaux sociaux et documentés en vidéo sur des chaînes YouTube locales.
- Créer des collaborations stratégiques
Les artistes boyomais gagneraient à collaborer avec des figures du rap congolais et africain. Ces connexions pourraient non seulement augmenter leur visibilité, mais aussi inspirer un renouveau musical basé sur un échange d’idées et d’expériences.
- Impliquer les institutions, la diaspora et les médias locaux
Les autorités locales, les médias et la diaspora congolaise peuvent jouer un rôle clé. Par exemple :
• Les institutions : Investir dans des infrastructures culturelles et soutenir des initiatives locales.
• Les pages Web locales et médias boyomais : Jouer un rôle de porte-voix pour relayer les œuvres des artistes auprès du grand public.
• La diaspora : Fournir des financements, équipements ou même organiser des campagnes pour promouvoir les artistes boyomais à l’international.
Conclusion
Le rap boyomais peut retrouver sa grandeur si toutes les forces vives de Kisangani travaillent ensemble pour soutenir les artistes locaux. En valorisant le talent, en exploitant les outils numériques et les réseaux sociaux, en garantissant la stabilité de l’électricité, et en renforçant la communauté autour de ce mouvement, Kisangani a tout pour redevenir un centre vibrant de créativité musicale.
L’implication des pages Web boyomaises et des plateformes sociales jouera un rôle crucial dans ce renouveau en connectant les artistes à une audience élargie et en facilitant leur rayonnement au-delà des frontières locales. Cependant, sans une électricité stable, ces efforts risquent de rester limités. Les infrastructures énergétiques sont donc un prérequis indispensable à ce renouveau culturel.
