30 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani : la montée des eaux du fleuve Congo, une nouvelle opportunité d’affaires de nombreux jeunes boyomais

En cette période pluvieuse à Kisangani et la montée des eaux du fleuve Congo, des maisons et meubles sont sous l’eau dans plusieurs quartiers de la ville, de la rive droite à la rive gauche du fleuve Congo.

Ce phénomène, pour les scientifiques, est la conséquence du changement climatique, dont la déforestation et l’industrialisation sont les facteurs majeurs, à la base des inondations en répétition et autres catastrophes naturelles dans l’humanité entière, dans la province de la Tshopo en particulier.

De son origine « Kisanga », « Kisangani » (entourée des eaux), la Ville de Stanley se trouve au mieux des eaux baignée d’un côté par le fleuve Congo et de l’autre par la rivière Tshopo. Et durant la période de forte pluie et de la crue, des centaines des ménages vivent dans des conditions difficiles, exposés aux maladies et autres graves dangers.

L’accès à l’eau potable et à l’électricité devient de plus en difficile en cette période. La société nationale d’électricité (SNEL) avait annoncé à sa clientèle que l’unique machine qui fonctionne actuellement ne peut fournir que de 2MWt sur 18. La société fournisseur d’électricité s’est déclaré donc capable d’alimenter toute la ville de Kisangani.

Difficulté transformée en opportunité

Alors que la montée des eaux continue de chasser les habitants, par des dégâts qu’elle laisse à son passage, parmi les habitants, certains en souffrent tandis que d’autres en tirent profit, selon les endroits et la gravité des conséquences.

Des jeunes courageux se servent des eaux qui traînent dans les avenues pour de petits trafics fluviaux à travers de petites pirogues. Au quartier Esanga, par exemple, non loin du pont Musemena dans la commune de Kisangani, la traversée des usagers de cette rue immergée se fait moyennant 200fc par personne et 500 FC pour une moto.

La même pratique s’observe dans la commune Tshopo au bloc Tokomeka, vers la 15e avenue, ou encore dans la commune Makiso sur la rue Simi-simi près du Lycée Anuarite, et d’autres coins de la ville. Pendant ce temps nombreux sont privés du confort de leurs maisons, de la plage des îles, et bien d’autres encore leurs lieux du travail.

Il sied de signaler qu’hormis les conséquences socio-économiques, le risque est très élevé sur le plan sanitaire, avec comme crainte principale la contamination de plusieurs maladies hydriques liées aux conditions hygiéniques. Les autorités compétentes sont alors appelées à prendre des mesures pour trouver des solutions adaptatives.

Blancharde Abossali

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