La commune rurale de Kamonia, chef-lieu du territoire de Tshikapa dans la province du Kasaï, vit aujourd’hui sous la menace d’une catastrophe annoncée. Des infrastructures essentielles sont en passe de disparaître, emportées par l’avancée fulgurante de plusieurs têtes de ravins qui déchirent le sol et défigurent la cité jour après jour. La situation est critique, alarmante, et ne tolère plus ni silence ni indifférence.
La route principale, artère vitale reliant Kamonia et la ville de Tshikapa, est presque coupée. À chaque pluie, la peur gagne les habitants, les véhicules hésitent, les échanges commerciaux s’essoufflent et l’isolement guette. Si rien n’est fait, Kamonia risque de devenir une enclave abandonnée, coupée du monde, livrée à elle-même.
Mais au-delà des routes, ce sont des écoles, des habitations, des marchés et des installations publiques qui se retrouvent exposés. Des familles vivent désormais avec la mort au seuil de leurs portes, contraintes d’abandonner leurs maisons, impuissantes face à l’avancée inexorable des ravins. Le sol cède, l’État tarde, et la population paie le prix fort.
Face à cette urgence absolue, la population locale et les différentes structures de la société civile tirent la sonnette d’alarme. Elles interpellent avec force les autorités provinciales et nationales pour une intervention immédiate. Il ne s’agit plus de promesses ni de visites protocolaires, mais d’actions concrètes, visibles et durables : lutte anti-érosive, travaux d’urgence, protection des infrastructures et sécurisation de la route principale.
