Plusieurs secteurs d’activités se sont stoppés et d’autres arrêtées suite aux conséquences de la guerre et l’occupation de nombreuses entités ainsi que la fermeture de banques par le gouvernement de Kinshasa depuis l’entrée de rebelles de l’AFC-M23 dans la ville de Goma vers en date du 28 janvier 2025.
Depuis quelques mois, les familles affectées par la crise économique et l’arrêt du circuit financier vivent en dessous de 10 dollars par mois, soit moins de 30.000 Francs congolais et se lancent dans des activités pour casser les pierres en graviers, comme c’est le cas dans le quartier Mugunga dans la Commune de Karisimbi à l’Ouest du centre ville de Goma.
Nous sommes obligés de casser les pierres pour les transformer en graviers afin de revendre un camion marque Canter complet à une somme modique de 10 dollars après un travail qui peut te prendre 3 semaines.
confie Josephine Hangi, une veuve de six enfants.
Pour cette veuve habitant le quartier Mugunga, ce travail tant pénible permet de nourrir toute sa famille depuis quelques mois et de subvenir à quelques besoins primaires.
Nous, nous n’avons pas d’autres activités, nous avons manqué où toucher, c’est pourquoi nous cassons de pierres en les transformant en graviers pour trouver de quoi manger.
ajoute-t-elle.


De son coté, Isaac Katembo Hakizimana, père de famille âgé de 28 ans affirme que ce petit montant obtenu après 3 semaines en transformant de pierres en graviers lui facilite de s’occuper de sa femme et son enfant.
Avec ce 5 ou 10 dollars, je me procure des patates douces, des haricots et quelques mesures de farine en attendant voir ce que demain nous réserve.
a t-il indiqué.
Un pénible alternatif
Les désastres provoqués par la guerre dans la province, ont perturbé plusieurs secteurs d’activités et la survie de populations dont ces petits métiers réalisés au quotidien, mais qui aident malgré tout, les habitants de ce coin.
C’est un travail fatiguant, tu passes toute la journée assis, tu t’assoies, tu sens le dos se casser. Que nos clients arrivent quand-même à améliorer le prix d’achat. Un montant de 5 ou 10 dollars le Canter, c’est une exploitation de l’homme par l’homme.
explique Moïse Nyandwi Patrick.
Plusieurs habitants de la ville de Goma, ville sous occupation des rebelles de l’AFC-M23 continuent de subir les conséquences des conflits armés et espèrent que les différents accords en perspective arriveront à résoudre les conflits et revenir à la normale.
