Si à Kisangani, les éléments de la Police Nationale Congolaise en collaboration avec ceux des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ne font plus de cadeau dans leurs opérations de patrouilles la nuit, la situation n’est pas loin d’être identique dans d’autres coins du pays, notamment dans la ville de Beni.
L’insécurité criante dans la partie Est de la RDC n’a jamais vraiment semblé s’atténuer. La preuve se traduit par des nouveaux accrochages entre des bandits à mains armées et les patrouilleurs mixtes PNC-FARDC, dans la nuit du samedi au dimanche 15 août.
En effet, alors que ces agents de sécurité faisaient respecter la mesure de couvre-feu arrêtée en vue de la lutte contre la troisième vague de Coronavirus, ils se sont heurtés à un groupe des bandits armés qui, de son côté, s’apprêtait à cambrioler des maisons dans le quartier Tamende dans la commune de Mulekera.
De l’affrontement au dénouement
Des sources sécuritaires locales, notamment la police, relayées par la Radio Okapi, renseignent que ces bandits étaient à bord d’un jeep et ont été les premiers à ouvrir le feu face aux agents de l’ordre. Les patrouilleurs n’avaient pas d’autres choix, que celui de répliquer, directement.
Il était exactement 1h du matin, à en croire les habitants au micro de la source précitée, quand les coups de feu ont retentit. Plus forts que les malfrants, les policiers et militaires ont réussi à mettre la main sur certains de ces bandits et leur ravir des sacs de chanvre. Pas de blessés signalés, cependant, aucun chiffre dans le bilan.
Un autre quartier en danger ?
Ce n’est pas fini. Alors que les patrouilleurs ont mis la main sur certains bandits qui sont dorénavant aux arrêts, d’autres ont réussi à prendre fuite. Une fuite qui ne les amène pas plus loin du lieu des affrontements, car, ils ont pris la direction du quartier Kalinda.
Ainsi, le commissaire supérieur Jean Fabien Sébastien Kahuma Lemba, conscient du danger que court la population, appelle cette dernière la vigilance :
Les gens doivent s’imprégner de la situation sécuritaire et s’acquérir comme leurs affaires à eux. La sécurité c’est l’affaire de tout le monde. Ce n’est pas tout seulement l’affaire de l’armée, la police et d’autres services, mais de tout un chacun.
A-t-il déclaré.
La ville de Beni, une des cibles préférées des rebelles ADF, est aussi victime des opérations d’autres groupes armés. Des petits groupes de délinquants naissent par ailleurs un peu partout au pays, la police a du pain sur la planche.
EMERY KABONGO
