L’AFC/M23 affirme avoir mené une opération ciblée contre ce qu’elle décrit comme le centre de commandement des drones des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), situé à Kisangani.
Selon la rébellion ce mardi 3 février 2026, ces drones, opérant depuis l’aéroport de Bangboka, auraient été utilisés pour bombarder des zones civiles dans les territoires qu’elle contrôle ou considère comme « libérés » dans l’est du pays.
Cette déclaration intervient quelques jours après les annonces des autorités provinciales de la Tshopo et de l’armée congolaise, qui ont fait état, début février 2026, de la neutralisation de huit drones kamikazes chargés de munitions. Les engins auraient été interceptés dans la nuit du 31 janvier au 1er février, avant d’atteindre leurs cibles.
De leur côté, Kinshasa et le gouvernement provincial pointent la responsabilité de l’AFC/M23, accusée d’être soutenue par le Rwanda, dans cette tentative d’attaque contre l’aéroport international de Bangoka. Cette infrastructure civile joue également un rôle stratégique, servant de base avancée aux drones et avions de combat congolais engagés contre les positions rebelles.
Dans un contexte de fortes tensions militaires et de communication de part et d’autre, ces versions contradictoires illustrent l’intensification de la guerre technologique autour de Kisangani, où le contrôle du ciel devient un enjeu central du conflit.
