Au cours d’un point de presse tenu ce mardi 17 février à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, la Fondation Doudou Fwamba Likunde Li-Botay a brisé le silence.
Devant les journalistes, son coordonnateur, Trésor Botamba Ahuka, a tenu à clarifier la position de la fondation face aux critiques visant son initiateur, l’actuel ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Doudou Fwamba Likunde Li-Botay.
Le coordonnateur a rappelé que le pays traverse une période particulièrement difficile. La guerre dans l’Est, les dépenses sécuritaires, ainsi que la régularisation de nombreux enseignants et agents de santé dans le cadre des politiques sociales, pèsent lourdement sur les finances publiques.
Selon lui, le retard observé dans le paiement des salaires des fonctionnaires doit être analysé dans ce contexte global :
Gouverner, c’est arbitrer. L’État doit concilier plusieurs priorités à la fois : payer les salaires, maintenir la stabilité économique et soutenir l’effort de guerre.
La fondation a également évoqué les réformes engagées au ministère des Finances, notamment le recensement biométrique des agents publics afin d’identifier les agents fictifs, la rationalisation des dépenses et le renforcement des mécanismes de contrôle.
Pour Trésor Botamba, certaines critiques pourraient traduire une résistance au changement. Tout en reconnaissant le droit à la critique, il a appelé la population à éviter les accusations sans preuve et les attaques personnelles relayées sur les réseaux sociaux.
Un autre point abordé concerne les critiques émises par certains ressortissants de la Tshopo, province d’origine du ministre. Sans encourager un soutien aveugle, le coordonnateur a plaidé pour une attitude responsable en cette période sensible :
La critique est légitime, mais elle doit rester constructive.
a-t-il insisté
La Fondation appelle enfin à la cohésion nationale. Pour elle, au-delà des polémiques, la priorité demeure la stabilité financière du pays et la capacité de l’État à honorer durablement ses engagements envers les citoyens.
