Le mercredi 11 décembre dernier, une attaque menée par des présumés membres du groupe armé Maï-Maï Yakutumba a frappé le village de Lwiku, situé à plus de 100 kilomètres de Kabambare-centre, dans la province du Maniema. L’incursion, survenue en plein cœur de la journée, a provoqué un véritable drame et fait au moins cinq victimes, selon un bilan provisoire.
L’information a été rapportée par Théophile Buleli, vice-président de l’Assemblée provinciale du Maniema et élu du territoire de Kabambare, qui a exprimé sa consternation face à cette nouvelle attaque. D’après lui, le groupe armé, originaire du territoire de Fizi dans la province du Sud-Kivu, a semé la terreur en commettant des meurtres et en pillant les biens des habitants, créant ainsi une situation d’insécurité grave dans cette localité.
Un groupe de personnes armées venues du territoire de Fizi (Sud-Kivu) a fait une incursion dans le village Lwiku le mercredi 11 décembre dernier. Ce groupe appartenant à la rébellion Maï Maï Yakutumba, a commencé par tuer la paisible population, vandaliser leurs biens, créant ainsi l’insécurité, la terreur et un mouvement brusque de déplacement de cette population, victime, sans défense, avec un bilan provisoire de plus ou moins 5 morts et le pillage de plusieurs biens de valeur.
a-t-il déclaré
Cette attaque a entraîné un déplacement massif de la population locale, déjà éprouvée par des vagues de violence similaires par le passé. Les habitants du village de Lwiku ont été contraints de fuir face à l’ampleur de la violence, laissant derrière eux des biens détruits et pillés.
En 2022, des incidents similaires avaient été rapportés dans les villages de Lutolo, Kako et Mutuba, dans le groupement de Benya Bemba, où des attaques des mêmes groupes armés avaient laissé les populations dans l’angoisse et la désolation, sans qu’aucune mesure de justice ou de réhabilitation n’ait été prise depuis.
Face à cette situation alarmante, Théophile Buleli a lancé un appel urgent aux autorités compétentes pour qu’elles interviennent rapidement afin de mettre fin à ces incursions et restaurer la sécurité dans cette zone du Maniema. Les populations locales, épuisées par cette violence, attendent une action concrète pour éviter de nouveaux drames.
