« La science et la théologie au service de santé mentale de la communauté », c’est le titre clé de la matière dispensée ce samedi 7 décembre 2024 dans une conférence organisée au centre Monaco de l’Université de Kisangani (UNIKIS), ce, dans le soucis d’un accompagnement psychologique et mentale des hommes et des femmes pour des questions de santé mentale, vu l’urgence, les appelant à changer leur état de santé mentale après des affres de guerres dont le cas de Kisangani qui a vécu la guère de six jours.
Organisée par l’IFES, International Fellowship of Evangelical Students (Union international des groupes bibliques universitaires), cette conférence qu’a animée le Dr. Eraston, Professeur en étude inter culturelle venu de Goma, était une occasion pour lui d’interpeller tous les intervenants ainsi que les parties prenantes à se mettre ensemble pour vérifier les thérapies contextualisées en milieu de Kisangani, d’où une médication pour les personnes affectées.
Nous avons tous un état de santé mental affecté par l’état de la guerre, etc. Il est important de comprendre la résultante d’un état de santé mentale qui est détérioré et l’implication à un partenariat entre l’université, la société et les confessions religieuses est importante. Nous devons tous nous impliquer en y travaillant à titre préventif et à titre des prises en charge psychosocial et scientifique avec une belle interaction entre la science et la foi.
a dit Dr. Eraston
Pour l’IFES, cette structure qui accompagne les étudiants évangéliques du monde entier, ce projet Science et Foi vise à répondre aux besoins de la société dont les approches psychosociale et spirituelle sur la santé mentale des victimes de guerre.


À en croire Sarah Okotela, chercheuse à l’Université de Kisangani et initiatrice de ce projet social, scientifique et spirituel depuis trois ans, après cette conférence, l’IFES ne restera pas seulement théorique mais se fera le devoir d’élargir le champ en vulgarisant, aussi en créant des groupes d’écoute.
C’est la finalité même, nous voulons que tout ce que nous nous sommes dits soit très pratique, implémenté sur de personnes bien concrètes. Nous allons créer une ligne d’écoute où nous aurons à auditionner plusieurs personnes qui ont des problèmes de soucis de santé mentale. À l’Université déjà, nous aurons un club où nous aurons des psychologues, des pasteurs, les sociologues qui vont écouter ces gens et apporter des traitements de thérapie adaptés à toutes ces personnes qui sont touchées.
a-t-elle précisé
Ont pris part à cette conférence qui a duré deux heures et demi, des étudiants, des chercheurs, des politiciens et plusieurs couches de la population. Ils ont eu comme devoir, d’offrir un soutien holistique visant à restaurer la vie des individus, familles, et reconstruire les communautés affectés par les traumatismes psychologiques et autres troubles liés à la santé mentale dans la ville de Kisangani.
