Un nombre total de 9 femmes, toutes des déplacées, ont été violées et au moins 120 abris, visités lors de l’incursion des hommes armés non autrement identifiés dans le site dénommé Baraka au quartier Mugunga, à l’ouest de la ville de Goma, en province du Nord-Kivu, dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 novembre.
D’après Safari Gashamba Théophile, l’un des responsables de ce site, il était 19h55’ ce dimanche, lorsque plusieurs coups de balles ont retenti aux alentours du site, causant une panique dans les rangs de déplacés.
Selon ce responsable, de détonations d’armes lourdes et légères ont continué jusqu’à tard dans la nuit, vers 23h00, laissant ainsi aux inciviques non identifiés opérer dans le site, ravissant des biens et violant des femmes.
Nous avons été surpris par la détonation d’armes lourdes et légères dans le quartier Mugunga. C’était dimanche, donc plusieurs personnes étaient encore en train de circuler. Il y’a de la panique, plusieurs heures sont passées, la peur au ventre. C’est à ce moment qu’ils ont opéré dans notre site. De téléphones et autres biens de valeur des déplacés ont été pris, des hommes tabassés et de femmes violées.
a révélé Théophile Gashamba à la presse
Signalons que la nuit de ce dimanche au lundi 18 novembre a été très agitée dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, où plusieurs coups de balles ont été entendus pendant plusieurs heures.
Jusqu’à présent, l’origine de ces troubles n’est pas encore communiquée par les autorités provinciales. La société civile du Nord-Kivu exige des explications et d’éclaircissements sur la recrudescence des gâchis de munitions.
