Triste est la population congolaise depuis deux jours, meurtris sont les cœurs des millions de personnes à travers le pays. La cause, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, parue à la surprise générale, alors les congolais avaient sans doute les regards tournés vers Abidjan, où les Léopards font des prouesses à la CAN 2023.
Quand l’ascenseur émotionnel prend tout son sens… Quand on passe du stress des demi-finales à venir de la CAN à la colère face aux nouvelles preuves choquantes du génocide qui ne fait que s’accentuer dans l’Est de la République démocratique du Congo.
En effet, dans la vidéo dont il s’agit, que de nombreuses personnes aux âmes sensibles ne sont pas prêtes à visionner jusqu’à la fin ; on aperçoit nos compatriotes dans le Kivu, vivre leurs derniers instants avant de se faire trancher les gorges par des islamistes ADF.
On pouvait s’en douter, les conséquences sur les réseaux sociaux sont plus que remarquables. La vidéo a fait l’effet d’une bombe. Depuis deux jours, tout le monde en parle, alors qu’il y a deux jours, tout le monde paraît de la CAN, avec le très attendu match de demi-finales qui mettra aux prises les Léopards et les Éléphants mercredi soir.
Très concernée, la twitosphère congolaise a lancé le hashtag #FreeCongo, devenu une tendance dans les minutes qui ont suivi, avec plus de 20 milles publications. Il s’agit notamment d’une nouvelle campagne de dénonciation des massacres dans la partie Est du pays, un génocide qui dure déjà plus de 20 ans.
#FreeCongo détrône #CAN2023 en un laps de temps, au Congo et ailleurs. Au-delà des réseaux sociaux, les humeurs ne sont plus les mêmes, notamment dans les quartiers. Ça sent un deuil, la tristesse est visible. Et dire que maintenant, le football (CAN) n’est plus d’actualité. Qu’il eût cru ?
Des petits actes patriotiques des congolais fusent de partout. Ceux-ci sont passés du soutient des Léopards à la CAN au soutien aux compatriotes en danger se trouvant dans les coins du pays touchés par le terrorisme. Des dénominations se multiplient, à l’image de Cédric Bakambu, star de l’équipe nationale de football, qui ne s’est pas tu.
Tout le monde voit les massacres à l’Est du Congo. Mais tout le monde se tait. Mettez la même énergie que vous mettez pour parler de la CAN pour mettre en avant ce qu’il se passe chez nous, il n’y a pas de petits gestes.
a posté le Léopard dans les réseaux
Si Bakagoal demande aux personnes habilitées à porter haut la voix des congolais dans le cadre de cette dénonciation, il peut déjà compter sur ses compatriotes qui ont mis quasiment la même énergie qu’ils mettent pour parler de la CAN, pour mettre en avant ce qui se passe dans l’Est. Résultat : On ne parle même plus de la CAN.
