Des violences ont éclaté lundi 17 août 2026 au centre de santé de référence de Kandoy, dans le territoire d’Aru, faisant des dégâts importants. Une ambulance a été entièrement réduite en cendres, tandis que deux autres véhicules médicalisés ont été endommagés. Un conducteur d’ambulance a également été blessé au cours des incidents.
D’après Michel Meta Wani, président provincial de l’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri (UNADI), qui représente les 21 communautés de la province, les troubles seraient liés au refus de certains conducteurs de motos de voir un patient présentant des signes suspects d’Ebola être transféré vers Aru pour une prise en charge appropriée.
Face à cette situation, le responsable de l’UNADI condamne fermement les violences et invite les autorités compétentes à ouvrir une enquête afin de retrouver et traduire en justice les personnes impliquées. Il encourage par ailleurs la population à collaborer avec les équipes engagées dans la riposte contre la maladie à virus Ebola.
Michel Meta Wani estime que s’en prendre aux ambulances et aux agents de santé fragilise directement la lutte contre l’épidémie. Cet appel intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, alors que l’Ituri connaît une nouvelle hausse des cas suspects et confirmés d’Ebola.
Selon le rapport de situation de la riposte publié le 17 août 2026, l’épidémie actuelle est désormais la plus meurtrière enregistrée en République démocratique du Congo. Elle a déjà causé 2 325 décès confirmés sur 4 945 cas, dépassant ainsi le bilan de l’épidémie de 2018-2020, qui avait fait 2 287 morts sur 3 470 cas en 22 mois.
Au cours des dernières 24 heures, 101 nouveaux cas et 53 décès confirmés ont été rapportés, parmi lesquels 33 décès survenus dans les communautés. L’épidémie s’étend actuellement à 55 zones de santé réparties dans six provinces. Avec 84,8 % des cas cumulés, l’Ituri demeure toutefois l’épicentre de cette crise sanitaire.



