La prison de Dekese s’est transformée en théâtre d’un drame glaçant. Deux détenus, Domingo et Mbo, ont trouvé la mort dans la nuit du dimanche 11 janvier 2026, dans des circonstances troubles qui secouent profondément l’opinion publique locale. Les deux victimes étaient membres de la famille de Monsieur Isako Adolo, récemment arrêté pour viol sur mineure, avant de réussir une évasion spectaculaire de la même maison carcérale.
Selon plusieurs informations concordantes recueillies sur place, l’administrateur du territoire de Dekese, Patrick Bassa, est directement mis en cause par la population. Après l’évasion d’Isako Adolo, Domingo et Mbo auraient été violemment interpellés, puis arrêtés sur ordre de l’autorité territoriale. Des sources locales affirment que Patrick Bassa, présenté comme proche ou apparenté à la famille de la victime du viol, aurait personnellement administré des coups aux deux hommes avant leur incarcération.
La colère populaire s’est amplifiée avec la diffusion de plusieurs audios sur WhatsApp, dans lesquels des habitants accusent ouvertement l’administrateur d’avoir abusé de son pouvoir, transformant une affaire judiciaire en règlement de comptes. Ces témoignages audio évoquent des mauvais traitements ayant conduit à la mort de Domingo et Mbo, quelques heures seulement après leur arrestation.
Face à ce double décès jugé inacceptable et révoltant, la cité de Dekese est plongée dans une tension extrême. La population exige des explications claires, une enquête indépendante et que toute la lumière soit faite sur les responsabilités réelles dans cette affaire qui ternit gravement l’image de l’autorité de l’État.
À l’heure actuelle, l’administrateur du territoire, Patrick Bassa serait en route pour Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, sur invitation du ministre provincial de l’Intérieur. Une démarche perçue par beaucoup comme le début d’une tentative d’éclaircissement, mais qui ne saurait, selon la société civile locale, se substituer à une procédure judiciaire rigoureuse.
