La situation devient de plus en plus alarmante à la prison centrale de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Privé de subventions du gouvernement central pour les deuxième et troisième trimestres de l’année en cours, cet établissement pénitentiaire fait face à une grave crise humanitaire qui affecte directement les conditions de vie des détenus.
Selon le directeur de la prison, Jean Pierre Bopia Kapanga, l’absence de financement compromet sérieusement l’alimentation des pensionnaires.
Les détenus peinent à se nourrir. Certains passent des journées entières sans repas suffisant.
alerte-t-il, visiblement préoccupé
À cette précarité alimentaire s’ajoute une promiscuité inquiétante, conséquence directe de la surpopulation carcérale.
Construite à l’époque coloniale pour servir de centre de triage du diamant, la prison centrale de Tshikapa n’a jamais été conçue pour accueillir un grand nombre de détenus. Pourtant, aujourd’hui, plus de 300 personnes y sont incarcérées, dépassant largement la capacité initiale de l’infrastructure.
Les cellules exiguës, mal aérées et délabrées accentuent les risques sanitaires et portent atteinte à la dignité humaine.Face à cette situation critique, le directeur de l’établissement lance un appel pressant aux autorités nationales, les exhortant à débloquer sans délai les fonds nécessaires au fonctionnement normal de la prison.
Il interpelle également les organisations humanitaires et les partenaires sociaux afin qu’ils viennent en aide aux détenus, notamment en vivres, en produits de première nécessité et en assistance médicale.
