30 mai 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Actualité Politique

Accords RDC–USA–Rwanda : Félix Tshisekedi clarifie et tranche

Lors de son discours sur l’état de la Nation, prononcé ce lundi devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le président Félix Tshisekedi est longuement revenu sur le sens et la portée des accords de Washington conclus entre la République démocratique du Congo, les États-Unis et le Rwanda.

Face aux interrogations et aux inquiétudes exprimées par une partie de l’opinion publique, le chef de l’État a tenu à lever toute équivoque. Selon lui, ces engagements ne traduisent en aucun cas un abandon de souveraineté de la part de la RDC, ni sur le plan politique, ni sur le plan territorial ou économique.

Ces accords ne signifient aucun partage de notre souveraineté. Ils ne reconnaissent aucune prétention étrangère sur notre territoire et n’impliquent aucune mise sous tutelle de nos ressources.

a déclaré Félix Tshisekedi devant les parlementaires

Le président a également tenu à dissiper toute interprétation assimilant cette démarche à une éventuelle amnistie pour les auteurs de crimes commis dans l’Est du pays. Il a rejeté catégoriquement cette hypothèse.

Ils ne peuvent être considérés comme une amnistie déguisée pour les crimes perpétrés contre notre peuple.

a-t-il insisté

Il a assuré que les procédures judiciaires en lien avec les crimes de guerre, les massacres et les violations graves des droits humains se poursuivront sans relâche.

La justice ira jusqu’au bout, avec rigueur et sans complaisance, afin d’honorer la mémoire de nos compatriotes injustement tombés.

a-t-il affirmé

Pour Félix Tshisekedi, les accords de Washington doivent être compris comme un outil stratégique visant à consolider la position de la RDC sur les plans diplomatique et sécuritaire. Il les présente comme des leviers au service d’une paix juste, durable et vérifiable, et non comme un signe de faiblesse.

Dans un contexte toujours marqué par l’instabilité dans l’Est et les tensions avec le Rwanda, le président estime qu’il est nécessaire d’allier fermeté militaire et action diplomatique pour défendre efficacement les intérêts du pays.

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