Les tracasseries routières et les perceptions jugées illégales aux différentes barrières installées dans le territoire d’Isangi figurent parmi les principales préoccupations soulevées par le député national Trésor Limengo Ikolonga.
L’élu d’Isangi a dénoncé ces pratiques lors d’un point de presse tenu ce lundi 3 août 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette rencontre avec la presse était consacrée au bilan de son parcours parlementaire ainsi qu’à ses actions en faveur de sa circonscription depuis son investiture en tant que député national.
Selon Trésor Limengo, plusieurs plaintes recueillies lors de ses descentes sur le terrain font état de sommes d’argent exigées aux usagers par différents services présents aux barrières. Il cite notamment des perceptions effectuées auprès des transporteurs à vélo, avec des montants pouvant atteindre 5 000 à 10 000 francs congolais, ainsi que d’autres sommes réclamées par certains éléments de la force navale. Le député évoque également des interventions de la Police de circulation routière (PCR).
Pour Trésor Limengo, la population ne devrait pas être soumise à des paiements qui ne correspondent pas à des taxes légalement établies.
« Est-ce que l’État a mis à la disposition de la population les documents nécessaires et que cette dernière refuse de les acheter ? Non. Notre population ne doit pas payer les taxes illégales », a-t-il soutenu.
L’élu national appelle ainsi les autorités provinciales et nationales à clarifier le rôle des différentes barrières et à mettre fin aux perceptions qu’il considère comme illégales. Il estime que certaines barrières installées sur les axes routiers du territoire d’Isangi ne présentent aucun intérêt pour la population et deviennent plutôt des lieux de tracasserie.
Selon lui, cette situation pénalise particulièrement les populations rurales, les transporteurs et les petits commerçants, déjà confrontés à des difficultés économiques.
Des interpellations au niveau national
La question des tracasseries s’inscrit, selon le député, dans une démarche plus large de contrôle parlementaire. Au cours de sa mandature, Trésor Limengo affirme avoir initié plusieurs moyens de contrôle afin d’interpeller les responsables publics sur des problèmes touchant directement la population.
Il cite notamment une question orale avec débat adressée au ministre de l’Aménagement du territoire, portant sur la problématique des érosions et leur impact sur les conflits fonciers.
Le secteur des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC) a également fait l’objet d’une question d’actualité portant notamment sur la qualité et la couverture des réseaux de télécommunication. Selon le député, les abonnés continuent de payer pour des services dont la qualité demeure insuffisante.
Une question écrite a par ailleurs été adressée au directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) concernant la gestion des fonds destinés à la réhabilitation du jardin botanique et zoologique de Kisangani. Le député affirme avoir demandé des explications sur l’exécution concrète des travaux et leur état d’avancement.
Une autre question écrite a été consacrée au reboisement et au déboisement, dans le contexte de la lutte contre le changement climatique.
Six vacances parlementaires sur le terrain
Membre de la commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN), Trésor Limengo affirme avoir également consacré ses vacances parlementaires à sa base électorale.
Selon lui, il a effectué des descentes dans sa circonscription au cours des six périodes de vacances parlementaires depuis son entrée en fonction. Ces déplacements lui permettent, dit-il, de rendre compte de son travail parlementaire, mais également de recueillir les préoccupations de la population afin de les porter devant les institutions nationales.
« Nous venons pour faire la restitution de nos actions et récolter les données qui nous permettent de parler », a-t-il expliqué.
Des plaidoyers pour les infrastructures
Sur le plan des infrastructures, l’élu d’Isangi affirme avoir plaidé pour la réhabilitation de plusieurs axes routiers, notamment en direction de Yelenge et de Yaekela.
En dehors de son mandat parlementaire, Trésor Limengo met également en avant les réalisations de sa fondation.
Il affirme que 19 centres de santé sont actuellement en construction sur fonds propres, avec l’objectif d’atteindre 30 structures sanitaires. Sept écoles seraient également en construction grâce à la Fondation Trésor Limengo.
À cela s’ajoutent, selon lui, la construction de plusieurs ponts ainsi que l’installation de stations de radio dans certaines zones de la circonscription, notamment à Yaisuli, Yanonge et Isangi. Certains de ces projets seraient encore en cours de réalisation.
Sécurité, érosions et santé publique parmi les priorités
Pour la suite de son mandat, Trésor Limengo affirme vouloir maintenir la question de la sécurité parmi ses priorités. Il considère également l’érosion comme un problème majeur à Isangi, susceptible d’alimenter certains conflits fonciers.
Il préconise notamment la réalisation préalable d’études de faisabilité avant la construction d’ouvrages de soutènement destinés à lutter contre les érosions.
Sur le plan sanitaire, l’élu appelle également la population au respect des gestes barrières et demande aux autorités de renforcer les moyens dans les points de contrôle. En cas de suspicion d’une maladie contagieuse, notamment la maladie à virus Ebola, il préconise une prise en charge rapide et la mise en quarantaine des cas suspects, avec l’appui des partenaires.
À travers ce bilan, Trésor Limengo affirme vouloir poursuivre son rôle de porte-voix de la population d’Isangi, en combinant contrôle parlementaire, plaidoyer institutionnel et actions de proximité.



