La province de la Tshopo en général et la ville de Kisangani en particulier, est victime d’une monté en puissance de l’insécurité, dont l’une des causes est liée au conflit communautaire entre les Mbole et Lengola dans la commune de Lubunga, dont le calvaire de victimes continue.
Comme si faire face aux atrocités de ce conflit ne suffisait pas, voilà que quelques enfants issus des familles déplacées, sont frappés par la malnutrition, au site de Celpa, situé dans la commune de lubunga, à Kisangani.
Ces enfants sont internés depuis le 20 Mars dernier à l’hôpital général de référence de Lubunga. Selon le nutritionniste trouvé dans cet hôpital ce lundi 22 Avril, ces enfants ont besoin d’un plan nutritionnel, Mais les parents n’ont pas de moyen et l’hôpital n’a rien non plus pour leur prise en charge.
En se confiant au témoignage de la mère d’un des enfants frappés par la malnutrition, ce conflit qui met en confrontation les peuples Mbole et Lengola a occasionné un mode de vie inattendu dans leur quotidien :
Nous venons des kilomètres vers Lokata.
s’est-elle lamentée
Aucune visite de qui que ce soit jusqu’à ce jour. Et notre mode de vie a beaucoup changé. On va de souffrance en souffrance et voici encore la maladie sur mon fils.
Dans la même pièce, une grand-mère qui garde ses petits enfants souffrants, appelle les personnes de bonne fois à leur venir en aide :
Nous ne disposons d’aucun moyen pour acheter ce que le médecin demande pour soigner les enfants. Depuis que nous avons fui la guerre, nous avons tout laissé derrière nous. Nos maisons, nos champs, et même mon beau fils, père de ces enfants est introuvable. Regarde comme ma fille souffre avec ses 3 enfants malades. Que les personnes de bonne fois nous viennent en aide et que les autorités fassent de leur mieux pour qu’on rentre chez nous.
La députée provinciale Angel Mbo, qui est passée rendre visite à un membre de sa fondation hospitalisé dans la même salle que ces enfants, a dû poser un acte de générosité en faveur de ces victimes. Une coïncidence vu par ces dernières comme une belle chance.
Dans un premier temps, elle a trouvé de quoi manger à ces enfants et a échangé avec leurs responsables et nutritionnistes.
Notez qu’après ces échanges, elle a fait le nécessaire pour que ces enfants retrouvent leur santé.



