Un pasteur de la 8e Communauté des Églises de Pentecôte en Afrique centrale (8e CEPAC) a été tué par balle dans la nuit de dimanche à lundi 14 septembre 2026 à Katwiguru, dans la chefferie de Bwisha en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, selon des sources locales et des habitants contactés dans la zone.
Selon les premiers témoignages recueillis par notre rédaction, le pasteur se trouvait à son domicile avec sa famille lorsque des hommes armés ont fait irruption dans la maison et lui ont tiré dessus puis succombé de ses blessures.
Les assaillants n’ont pas été identifiés dans l’immédiat et leurs motivations restent inconnues. Les circonstances précises du meurtre, notamment le nombre d’assaillants et leur mode opératoire, font encore l’objet de vérifications.
« Ils sont arrivés pendant la nuit et ont ouvert le feu sur le pasteur alors qu’il était chez lui avec sa famille. La population est très inquiète parce que même les maisons ne semblent plus être des endroits sûrs», a témoigné un habitant de Katwiguru, joint par notre rédaction
Ce meurtre intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans le territoire de Rutshuru, où des habitants rapportent régulièrement des actes de violence et d’assassinats impliquant différents hommes armés ou groupes locaux.
Un autre habitant de Bwisha, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, affirme que des cas récents d’assassinats sont attribués par la population à des milices locales, sans qu’une responsabilité précise n’ait pu être établie de manière indépendante.
«Nous ne savons plus à qui faire confiance. Des hommes armés circulent, et lorsqu’un civil est tué, il est difficile de savoir rapidement qui sont les auteurs. Nous demandons que les enquêtes soient menées et que les responsables soient identifiés », a-t-il déclaré.
Cette attaque survient quelques jours après l’explosion d’un engin explosif à Gikoro, dans le groupement de Jomba, qui avait fait au moins sept morts et plus de dix blessés, selon un bilan provisoire communiqué par des sources locales.
A noter que dans ce contexte, des habitants de la chefferie de Bwisha demandent un renforcement de la protection des civils et des enquêtes sur les violences récentes afin que leurs auteurs soient identifiés et poursuivis.



