Lors d’un café de presse tenu ce jeudi 5 août 2024 dans la salle du restaurant Le Triangle, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, l’Association humanitaire internationale d’aide médicale Médecins sans frontières (MSF)/Grande Orientale, a communiqué aux chevaliers de la plume ses dernières intervations partant du mois de Juin au mois d’Août 2024, dans la Tshopo et dans d’autres provinces.
Le coordonnateur du projet Kisangani Emergency Responses (Kere), Boubakare Mballo, a laissé entendre que parmis les actions importantes que MSF a mené dans la Tshopo, figurent la riposte à la rougeole et l’appui au laboratoire de Kisangani. Mais aussi, ajoute-t-il, MSF suit de près la situation de la variole de singe, le Monkeypox. C’est ainsi que la propagation de la rougeole a connue une baisse :
MSF a mené des actions importantes dans la lutte contre l’épidémie de la rougeole. Et nous suivons de près la situation de Mpox qui devient une situation préoccupante dans la province de la Tshopo mais aussi dans plusieurs provinces de la RDC. Les plaidoyers continuent d’être menés. La division provinciale de la santé est servie déjà en premier support pour la prise en charge des malades dont ceux de la prison centrale dans la zone de santé Makiso-Kisangani. En ce qui concerne le vaccin, les zones de santé les plus touchées seront les premières à être servies.
a dit Boubacar Mballo
Pour l’instant, c’est encore tôt pour évaluer l’impact de la riposte de MSF sur le Mpox. Cependant, en ce qui concerne la rougeole, 81.929 enfants de 6 mois à 10 ans ont été vaccinés, 5.121 enfants de 6 à 23 mois ont été récupérés en PEV de routine dans la zone de santé de banalia, 790 femmes enceintes ont été récupérés en PEV de routine dans la zone de santé de banalia, 371 enfants en malnutrition pris en charge dans la zone de santé de Banalia et Tshopo, 10.859 enfants supplémentés dans la zone de santé de la Tshopo et 8.529 enfants déparasités dans la zone de santé de la Tshopo.
MSF rencontre des difficultés dans ses actions dans la province de la Tshopo, notamment celles liées à l’enclavement des zones d’intervention, ou encore l’inaccessibilité des routes.
