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Kisangani
14 septembre 2026
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RN1 à Bondo : faute de financement, la déviation abandonnée et les usagers livrés au danger

Les travaux de construction de la déviation sur la Route nationale n°1 (RN1), au village Bondo dans le territoire de Tshikapa (Kasaï), sont à l’arrêt depuis près de trois mois. En cause : le manque de financement, une situation qui expose quotidiennement les usagers à des risques majeurs et déjà à des pertes en vies humaines.

Selon le directeur provincial de l’Office des routes (OR), Paul Lokika, l’entreprise a pourtant atteint une étape avancée des travaux avant leur suspension, intervenue depuis le mois d’octobre.

Nous avons travaillé jusqu’à la couche de base sur une partie de la chaussée et jusqu’à la couche de fondation de l’autre côté. Mais faute de financement du FONER, tout est bloqué.

a-t-il expliqué ce mardi 27 janvier 2026

Ce manque de moyens financiers a des conséquences dramatiques sur le terrain. Avec la dégradation avancée du dalot et l’érosion active, la RN1 devient un véritable piège mortel.

Aujourd’hui, nous enregistrons beaucoup d’accidents et de pertes en vies humaines là où le dalot est dégradé. Avec la pluie, la situation s’aggrave : les talus ne sont pas consolidés, il y a des revirements dangereux de gauche à droite.

a alerté Paul Lokika

Face à cette situation, l’Office des routes affirme avoir rempli toutes les démarches techniques et administratives. Le devis a été introduit auprès des instances concernées, notamment la BTC, mais l’attente du décaissement du Fonds national d’entretien routier (FONER) se prolonge.

Ce qui nous bloque aujourd’hui, c’est le solde. Le FONER a toute la situation. S’il met les moyens à notre disposition, nous allons finir les travaux.

a-t-il rassuré

Pourtant, l’enjeu est crucial. Une fois achevée, cette déviation permettra d’assurer la continuité du trafic entre le Kasaï et Kinshasa via le Grand Bandundu, pendant les travaux de reconstruction du dalot endommagé par l’érosion.

Actuellement, une bande de la RN1 est déjà coupée, tandis que la seule voie restante est gravement menacée, ce qui explique la recrudescence d’accidents mortels.

La semaine dernière encore, un véhicule s’est renversé dans l’érosion, causant la mort de plusieurs passagers. Un drame de plus qui relance la question de la responsabilité des décideurs face à l’urgence du financement. À Bondo, l’arrêt des travaux n’est plus seulement un retard administratif : il est devenu un danger permanent pour les usagers d’un axe vital pour l’économie et la mobilité du pays.

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