Plus de 54 000 réfugiés congolais au Burundi vivent dans des conditions de précarité extrême, confrontés à une pénurie croissante de financements qui menace leur accès à la nourriture et à l’éducation, a alerté cette semaine Brigitte Mukanga Eno, représentante du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dans le pays.
Plusieurs rapports des organisations humanitaires ont estimé que plus de 54 000 seraient le nombre actuel de réfugiés officiellement enregistrés sur le site de Busuma après un audit biométrique alors que 75 % constitue le taux de couverture des besoins alimentaires assuré par le Programme alimentaire mondial (PAM) entre rations et aides en espèces.
Selon Mme Mukanga Eno, la majorité des organisations non gouvernementales opérant sur le terrain signalent une fin imminente de leurs financements. Avec insistance, elle souligne qu’une mobilisation des ressources additionnelles doit constituer une urgence pour éviter une aggravation de la crise nutritionnelle au sein du site.
Ce que le PAM apporte ne représente que 75 % de la ration alimentaire nécessaire.
a-t-elle souligné
Si près de 9 000 personnes ont déjà pu regagner la République démocratique du Congo le mois dernier, les autorités onusiennes excluent tout rapatriement massif à court terme. Le rapatriement s’opère donc de manière graduelle, limité par des convois sécurisés d’un maximum de 1 000 personnes par semaine.
Nous y allons progressivement.
explique la représentante de UNHCR
Signalons qu’un autre défi majeur concerne l’avenir des réfugiés, dont la moitié est composée d’enfants. L’accès à l’instruction demeure extrêmement limité, les infrastructures éducatives étant saturées face à l’ampleur des besoins.



