Le processus électoral semble bien loin de sécher les ancres et salive qu’il fait couler depuis l’organisation des élections présidentielles, législatives et municipales le 20 décembre dernier en RDC.
Cette situation ne cesse de susciter des réactions de part et d’autres. C’est ainsi que la Missions d’Observation des Elections (MOE), la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo, ont dans un communiqué publié ce vendredi 12 Janvier 2024, appelé la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au respect de la vérité des urnes et à la non violence.
Les prélats de la CENCO et de l’ECC, ainsi la MOE, disent avoir un œil regardant sur le processus électoral par l’observation de différentes étapes et opérations. Actuellement, ils suivent de près le traitement de différents contentieux en rapport avec les recours des candidats invalidés par la CENI, la compilation et la centralisation des résultats.
Des irrégularités documentées par les confessions religieuses
De nombreuses irrégularités ont émaillé l’organisation des derniers scrutins en RDC, notamment le retard de déploiement des matériels dans certains bureaux de votes, le dysfonctionnement des dispositifs électroniques de vote, la non-affichage des listes des électeurs dans certains bureaux de vote ; la non-conformité des listes d’émargement avec le fichier électoral ; la non-publication des listes des témoins et observateurs accrédités et bien d’autres.
A cet effet, la MOE CENCO-ECC déplore « l’absence d’un dispositif permettant aux parties prenantes de suivre en toute transparence le processus de calcul du seuil légal de représentativité et de l’attribution des sièges ».
Pour l’heure, seule la CENI en détient le secret. Cette opacité n’est pas de nature à rassurer toutes les parties prenantes et à favoriser l’acceptation des résultats. lit-on sur ce communiqué
La MOE, CENCO et l’ECC recommandent à la CENI, pour plus de transparence :
M ettre en place un dispositif qui permet aux partis et regroupements politiques de s’autoevaluer en toute transparence concernant l’attente de ce seuil et de publier la liste de ceux qui l’auront atteint avec indication de leurs scores respectifs (point 4 de l’Art. 98 des Mesures d’application de la Loi électorale) par circonscription, étant donné que la CENI va publier les résultats par bureau de vote.
Préserver l’intégrité des résultats des člections législatives en ne favorisant ou excluant quelques partis et regroupements politiques dans l’élaboration de la liste de ceux qui auront atteint le seuil moins encore par une quelconque désignation au sein de ces listes des personnes recommandées au lieu de suivre l’ordre d’arrivée.
Aux candidats, partis et regroupements politiques, de respecter l’indépendance de la CENI afin qu’elle ne proclame élues que les personnes ayant réellement gagné ces élections.
