La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a rendu, jeudi 21 août, un verdict inattendu : l’acquittement total de François Beya Kasonga, ex-conseiller spécial en matière de sécurité du président Félix Tshisekedi. Poursuivi depuis plus de trois ans pour « complot contre la vie du chef de l’État », « offense au chef de l’État », « violation de consigne » et « incitation des militaires à la désobéissance », celui que l’on surnommait autrefois le « Monsieur Sécurité » de la RDC sort indemne d’un dossier explosif.
Le ministère public avait pourtant requis, début août, une peine d’un an de prison ferme à son encontre et contre ses coaccusés, assortie pour certains de six mois avec sursis. La défense, de son côté, avait martelé que les accusations reposaient sur du vide et plaidé l’acquittement.
Arrêté le 5 février 2022, François Beya avait passé sept mois en détention préventive avant d’obtenir une liberté provisoire pour raisons médicales. En août de la même année, il avait quitté Kinshasa pour la France afin d’y suivre des soins, où il réside toujours. Âgé de 69 ans, il comparaissait avec trois officiers et un ancien collaborateur.
Figure incontournable du renseignement congolais, Beya a traversé plusieurs régimes, de Mobutu à Tshisekedi, en passant par Joseph Kabila père et fils. Mais en février 2022, sa carrière avait brutalement basculé avec une arrestation retentissante. Trois ans plus tard, la justice militaire vient de lever l’ombre qui pesait sur lui.



