Depuis la prise de certaines entités du territoire de Lubero dans le grand nord en province du Nord-Kivu, les jeunes de la ville de Butembo et de Lubero se livrent aux actes de sabotage et de violences contre les personnes suspectées de collaborer avec les rebelles du M23.
D’après les sources de la société civile locale, en l’espace de deux semaines seulement, plus de 10 personnes ont été tuées dont 6 militaires FARDC dans des cas de justice populaire, suite à la désinformation et rumeurs sur l’incursion des rebelles du M23 à Butembo.
Le lundi dernier, une personne a été lynchée par un groupe des jeunes à Mulo sous prétexte de n’avoir pas sur lui une carte d’électeur, le qualifiant d’intrus. Ces derniers ont exigé aux humanitaires logés à la paroisse de Mulo de quitter le lieu endéans 24h.
Pour Tumwabudu Ruzinge Philémon, jeune humanitaire et activiste du mouvement citoyen Lucha, la jeunesse devrait prêcher la non violence active pour ne pas provoquer une psychose tribale sur toute l’étendue de la province.
En tant que jeunes, notre rôle est d’amener les gens à s’unir dans le vivre ensemble. Se mettre en état de violences, c’est une mauvaise stratégie afin de lutter contre notre ennemi commun, le Rwanda. La non violence active doit rester notre guide,
a souligné Philémon à notre rédaction.
Signalons qu’après l’attaque d’un convoi de l’ONG Tear Fund qui s’est soldé par deux humanitaires tués et 5 jeeps brulés, les jeunes en patrouille nocturne ont brulé une jeep lundi soir d’une entreprise de construction à Kilalo, y compris les matériels destinés à la construction d’un bloc à l’hôpital de Masereka. La société civile du Nord-Kivu interpelle les autorités provinciales sur cette question de justice populaire.




Merci pour l’interview