28 juillet 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Nord-Kivu – Enterrement des 200 civils tués à Goma : des questionnements surgissent au sein de la population

Dans un communiqué officiel parvenu à notre rédaction depuis ce samedi 31 août 2024, le gouvernement provincial a informé l’opinion publique de l’enterrement ce lundi 02 septembre 2024 de 200 déplacés tués dans des affrontements affrontements entre les rebelles du M23 et les FARDC soutenues par les jeunes réservistes Wazalendo en province du Nord-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo, depuis la reprise des hostilités par ce mouvement soutenu par le Rwanda.

Après l’annonce de l’arrivée d’une délégation de 15 ministres nationaux à l’enterrement prévu au cimetière de Genocost, situé au nord de la ville de Goma à Kibati en territoire de Nyiragongo, les observateurs et activistes de la société civile dans la province se posent plusieurs questions sur le cas présent.

Selon Johnson Ishara, consultant en gouvernance sécuritaire et Peace building, activiste des droits humains et formateur de jeunes en ville de Goma, les vraies questions devraient se poser derrière cette histoire de 200 victimes de conflits armés à l’Est à l’ère du mouvement de 23 mars.

Pour lui, l’enterrement de victimes, si vrai devrait être précédé par l’annonce d’un deuil national en mémoire aux victimes et justifier l’origine de ces corps à enterrer.

Comment une délégation de 15 ministres peut se déplacer pour enterrer sans qu’il y ait annonce d’un deuil national ? D’où seraient venus tous ces corps ? Une manipulation de l’opinion ou une réalité ? Pourquoi le Gouvernement peut chercher à désacraliser la vie humaine ? Les corps de morts sont devenus un fonds de commerce ? Pourquoi ces derniers n’ont pas été mobilisés en amont pour protéger ces compatriotes ?

S’interroge cet activiste des droits humains.

Et de continuer :

Certains déplacés sont morts de faim dans leurs camps et les détournements de fonds se poursuivent à Kinshasa, et comme le ridicule ne tue pas, les mêmes détourneurs reviennent pour enterrer

Signalons que la journée de ce 02 septembre 2024, la ville de Goma risque d’être le théâtre des échauffourées entre les forces de l’ordre et la population car plusieurs manifestations et grèves sont signalées depuis le début de ce weekend.

D’une part, les mouvements et les groupes de pression ont annoncé la manifestation contre la présence de la Monusco et la force armée kényane ainsi que les enseignants qui ont décidé de boycotter la rentrée scolaire 2024-2025 pour réclamer l’augmentation de salaires.

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