1 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Musique Société

Musique – MPR : “Nini to sali te” Entre interpellation et désolation

Le groupe MPR a sorti une nouvelle chanson ce vendredi 5 novembre. Dans ce tube on peut clairement comprendre ce qui se passe en RDC, partant des conditions de vie de la jeunesse congolaise. C’est la première fois que ce duo sorte sa plume pour une telle chanson.

“Nini to sali te” se traduit par “Qu’est ce qu’on n’a pas fait”, en français. C’est une chanson qui répond aux critiques de certaines personnes qui pensent que la jeunesse est inconsciente et fainéante. Voilà pourquoi dans cette chanson, ces jeunes passent en revue tous les efforts fournis par la jeunesse, mais qui ne changent rien dans leur quotidien.

A quand le changement ?

Trois cycles électoraux et le pays n’arrive toujours pas à décoller. Laurent Désiré Kabila en 97 a conquis ce pays promettant le changement aux congolais, mais malheureusement, le Canaan n’a pas duré, on pensait qu’après Mobutu le pays allait décoller, mais non. Jusqu’à présent, le pays est par terre.

Joseph Kabila est arrivé, 18 ans au pouvoir, ne donnant pas la chance à la jeunesse, il est parti. Felix Tshisekedi est venu, on pensait que c’était lui le changement qu’on attendait mais tout demeure compliqué, le pays est toujours au sol.

A qui la faute ?

Nous avons étudié, nous avons prié et jeûné, nous avons même détruit les liens de famille, sommes-nous une génération sacrifiée ?

Pourquoi après des longues études on n’arrive toujours pas à avoir un bon travail ? Est-ce la faute à Dieu ? La faute à l’État congolais ? Non, nous ne sommes pas paresseux comme pensent certains politiciens.

Non, nous n’étions pas bêtes à l’école, on a étudié comme il le fallait, mais trouver du travail dans ce pays (compétent ou non) est très difficile, nous manquons cruellement des opportunités. C’est une chose que certains ont du mal à admettre vu qu’ils fréquentent les gens qui ont des relations et les branchent avec facilité.

17 ans d’études pour toucher un salaire 100-150$, en étant l’aîné d’une famille avec des frères et sœurs dont tu dois prendre soin. Cette situation, ce n’est pas de notre faute, nous ne l’avons pas voulue et on ne peut pas non plus identifier la personne qui fait à ce que l’on avance pas.

Il y a ceux qui ont perdu la foi, on est entrain de vivre dans l’espoir et on risque de mourir en désespoir.

JUSTIN BASUMUKANGI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *