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Kisangani
6 août 2026
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Kisangani : les « 16 jours d’activisme » lancés pour combattre les violences faites aux femmes et aux filles

Les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles ont officiellement débuté ce mardi 25 novembre. À Kisangani, dans la province de la Tshopo, l’ONG SOFEPADI (Solidarité féminine pour la paix et le développement intégral) a lancé les activités au site des déplacés de Konga-Konga.

De son côté, le Réseau des juristes engagés pour les violences basées sur le genre a annoncé une série d’activités prévues durant ces 16 jours, notamment dans les écoles de la commune de Lubunga, l’une des six communes de la ville de Kisangani.

Mobilisation au site des déplacés de Konga-Konga

Les femmes, les filles ainsi que les hommes vivant sur le site des déplacés de Konga-Konga ont pris part à la cérémonie de lancement, organisée en présence des autorités locales et de plusieurs organisations engagées dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

Le thème retenu pour cette édition est :

« S’unir pour mettre fin aux violences numériques contre toutes les femmes et les filles ».

SOFEPADI : « Briser le silence »

Dans son intervention, Michel Kamana, responsable de projets chez SOFEPADI, a expliqué l’objectif de la campagne et les activités prévues :

Ces 16 jours sont une campagne pour briser le silence. C’est une campagne de sensibilisation sur les droits des femmes et des filles et les formes de violences. Nous organisons plusieurs activités, notamment des séances de sensibilisation, des émissions radio, des groupes de discussion avec les hommes pour promouvoir une masculinité positive. Il est temps que les femmes s’expriment pour présenter leurs difficultés.

a-t-il déclaré

Appels à la prévention et à la dénonciation

La responsable de la commission genre du site des déplacés a invité les femmes à ne pas s’exposer, ni exposer les enfants, aux situations de violence, malgré les conditions difficiles dans lesquelles elles vivent.

Pour sa part, Me Lorianne Kolongo a encouragé la population à dénoncer les cas de violences, rappelant que les violences sexuelles peuvent être commises aussi bien par des hommes que par des femmes.

Un engagement des autorités locales

Le bourgmestre de la commune, Jupson Bokendi Popolipo, a appelé les déplacés à pérenniser ces actions, même au-delà de la période officielle des 16 jours d’activisme.

Interrogée ce 25 novembre, Me Rachel Kabamba, membre du Réseau des juristes engagés sur les questions de genre, a précisé l’objectif de cette campagne :

Nous allons mener des activités de sensibilisation dans les communautés, les écoles et les lieux publics. Il sera question de vulgariser les lois protégeant les victimes de violences, de donner la parole aux victimes, d’écouter leurs récits, leurs besoins, et d’accompagner les survivantes dans leur parcours de reconstruction.

a-t-elle expliqué

Elle a lancé un appel solennel à toutes les organisations engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Il est à noter que l’organisation She Lead a également annoncé, lors d’un point de presse, une série d’activités de sensibilisation pour marquer ces 16 jours d’activisme, du 25 novembre au 10 décembre.

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