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Kisangani
19 septembre 2026
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Kisangani – Gestion du FRIVAO : entre détournements présumés et arrestations controversées (nouvelle alerte des victimes)

La visite du Procureur Général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le 11 septembre dernier, a suscité un vif soulagement au sein de la communauté des victimes des atrocités ougandaises.

Dans un message officiel signé par Jean Kalegamire Byenda, président du comité de crise, et lu à la Place des Martyrs ce mardi 16 septembre, les victimes ont exprimé leur gratitude pour cette visite tout en dénonçant de graves dysfonctionnements dans la gestion du Fonds de Réparation des Victimes des Atrocités Ougandaises (FRIVAO).

Selon leur déclaration, l’ancien coordonnateur François Mwarabu est accusé d’avoir versé des indemnités à seulement 100 victimes en plusieurs mois, contre 14.000 sous la coordination intérimaire de Chançard Bolukola Osony. Les victimes saluent l’efficacité et l’humanisme de ce dernier, actuellement détenu depuis plus de 50 jours sans comparution, une arrestation jugée « injustifiée ».

Rien ne justifie l’arrestation du coordonnateur de FRIVAO plus de 50 jours sans qu’il soit déféré devant son juge naturel, alors même qu’une mission de l’Inspection générale des finances était en cours à Kisangani.

souligne le communiqué

Les victimes pointent également du doigt Bernard Kalombola, président du conseil d’administration, accusé d’avoir tenté d’allouer des montants considérables à des entités non reconnues comme victimes : 1 000 000 $ à l’église Fepaco, 2 000 000 $ aux Wagenya, 576 $ à l’église Bima et 600 000 $ à un particulier.

Une situation de blocage

Depuis mai, les comptes bancaires de FRIVAO sont gelés sur instruction de la Cenaref afin de sécuriser les fonds, dans l’attente de la résolution du litige opposant le ministère public à l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba. Les paiements manuels effectués via les guichets FRIVAO, avec l’appui de Rawbank Kisangani, sont présentés comme légitimes et transparents par le comité de crise.

Face à cette situation, la communauté des victimes exige : la libération immédiate de Chançard Bolukola Osony ; la relance des activités de FRIVAO dans toutes les zones concernées ; le déploiement de magistrats pour une enquête approfondie ; des poursuites judiciaires contre toutes les personnes impliquées dans les détournements.

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