128 ménages s’ajoutent aux 484 enregistrés au départ dans le site des réfugiés cantonnés à la paroisse Saint Gabriel de Simisimi. Lors de la visite de Marianne Batamane, bourgoumestres de la commune Tshopo à ce site, le curé de la paroisse Saint Gabriel, Père Gabriel Mbelia, a laissé entendre que ces déplacés sont abandonnés entre les mains de l’église seule.
Au milieu de ces déplacés, il y a des enfants, des malades, les personnes âgées, et d’autres, grièvement blessés lors des affrontements entre les communautés Mbole et Lengola ; dont une petite fille de 8 ans au nom de Sophie Matala âgée en 2ème primaire qui, malheureusement, ne touchera plus jamais au stylo, ayant été amputée de ses deux bras, son père tranché par une machette sur la tête et sa mère violée.
Ainsi, le curé de la paroisse Saint Gabriel a lancé un appel aux personnes de bonne foi à acheter ne fut-ce que des bâches pour aménager des tentes à ces réfugiés sans abris :
L’État devrait prendre en charge sa population en assurant la restauration et en aidant ces gens à s’abriter. Les autorités doivent s’assumer. Nous invitons les personnes de bonne foi à nous fournir les bâches, le bois… pour que ces frères et soeurs qui continuent à souffrir puissent avoir au-moins un cadre bien aménagé momentanément. Comme si cela ne suffisait pas, la province de la Tshopo est frappée par l’épidémie de Mpox. Cela est un risque de plus pour les déplacés.
a déclaré le Père Gabriel Mbelia

Dans sa gibecière, la bourgmestre de la commune Tshopo, Marianne Batamane, a apporté des vivres et non vivres pour assister ces déplacés. Signalons qu’en ce qui concerne la petite fille amputée des bras, elle a déjà rencontré plusieurs autorités de la province et même la Première Ministre lors de son séjour à Kisangani, mais jusque là, aucune prise en charge ne lui a été assurée.



