La situation sanitaire devient préoccupante dans la zone de santé de Dekese, dans la province du Kasaï. Plusieurs structures sanitaires font face à une importante insuffisance de personnel soignant, conséquence du déplacement de nombreux agents vers Tshikapa pour les formalités liées à l’opération de bancarisation.
Des professionnels de santé rencontrés ce dimanche 23 août alertent sur une situation qui risque de perturber davantage la prise en charge des patients. Certains affirment avoir passé près de deux semaines en déplacement pour rejoindre le chef-lieu de la province.
Infirmiers, accoucheuses, pharmaciens et autres agents de santé auraient ainsi quitté leurs postes et centres de santé pour accomplir les démarches administratives exigées dans le cadre de leur bancarisation.
« Nous avons passé deux semaines en route. Les structures sanitaires de Dékese se sont vidées de leurs corps soignants », témoignent certains professionnels de santé.
Selon des informations rapportées par le confrère Alain Makoba, de la radio NCR, cette situation concerne notamment la première vague d’agents de santé ayant effectué le déplacement vers Tshikapa. D’autres professionnels seraient encore en route, certains parcourant de longues distances et, dans certains cas, à pied.
Cette absence prolongée du personnel fait craindre des conséquences importantes sur l’accès aux soins, particulièrement pour les femmes enceintes, les enfants malades et les patients nécessitant une prise en charge urgente.
Dans plusieurs communautés de Dekese, où l’éloignement des structures sanitaires constitue déjà un défi, la réduction temporaire du personnel risque d’aggraver les difficultés rencontrées par la population.
Face à cette situation, des sources locales appellent les autorités compétentes à agir rapidement afin de mettre en place un mécanisme permettant aux agents de santé d’accomplir leurs formalités de bancarisation sans compromettre la continuité des soins dans les différentes structures sanitaires de la zone de santé de Dekese.



