Les agents administratifs de l’Inspection générale du travail (IGT), recrutés en 2023 à l’issue d’un concours officiel, annoncent une grève nationale à partir du lundi 26 octobre 2026 pour protester contre l’absence de rémunération depuis leur engagement. L’annonce figure dans un mémorandum de leur collectif, consulté par notre rédaction ce samedi 24 octobre 2026.
Prévu pour une durée indéterminée, ce mouvement sera maintenu jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, affirment les agents. Ces derniers dénoncent trois années de travail sans salaire, sans prime ni frais de transport.
Selon leur collectif, seuls les inspecteurs et les contrôleurs auraient été intégrés dans le circuit régulier de paie, tandis que les agents administratifs restent sans rémunération. Ils estiment que cette situation est contraire à une instruction présidentielle qui, selon eux, prévoyait la prise en charge de l’ensemble du personnel de l’institution.
Face à cette situation, les agents administratifs réclament l’application intégrale de cette instruction ainsi que des éclaircissements sur la gestion des effectifs et le traitement de leurs dossiers de paie.
« Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons notre droit. Nous travaillons, nous méritons d’être payés », déclarent-ils dans leur mémorandum.
Cette grève pourrait perturber, voire paralyser, les activités de l’Inspection générale du travail, notamment dans la capitale. Après plusieurs semaines de démarches et de réclamations menées en coulisses, les agents affirment attendre toujours une réponse des autorités compétentes susceptible de désamorcer la crise.
À la veille du déclenchement annoncé de ce mouvement, aucune réaction officielle n’est mentionnée dans les éléments consultés par notre rédaction.



