L’Association des Mamans Veuves Vivant en difficulté (AMAVD) de la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, a celebrée la 14ème édition de la journée internationale des veuves, à travers une activité organisée à l’espace Bolongue, où ces femmes se sont exprimées. Plusieurs femmes veuves de différentes communes, quelques représentants des églises, ainsi que la cheffe de division genre, ont pris part à cette activité.
Dans un discours, l’AMAVD a dressé un tableau sombre mais réaliste des conditions des veuves dans la province :
Nous faisons partie d’une catégorie de personnes dont la voix est souvent étouffée. La maltraitance, les humiliations, la spoliation des biens, les violences rituelles et accusations infondées de sorcellerie… Les épreuves sont nombreuses, les douleurs profondes, et les injustices bien réelles.
a declaré Asha Bulaimu Thethe, membre de l’association
L’AMAVD réclame que cette journée soit officiellement intégrée au calendrier des célébrations provinciales. Devant la chef de division du genre, représentant toutes les autorités de la ville, le numero 1 de cette structure, Daniel a brièvement parlé de l’association :
L’AMAVD est une structure apolitique et non confessionnelle, regroupant des femmes issues des six communes de Kisangani et des territoires de la Tshopo. Il y’a plusieurs défis à relever, notament défendre les droits des veuves et orphelins, lutter contre les violences, la stigmatisation et les injustices, promouvoir la prise en charge socio-économique par des projets générateurs de revenus.
À ce jour, plus de 2 000 veuves sont recensées par cette association.



