1 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Politique

Histoire : 18 mars 1997, le Premier Ministre Kengo wa Dondo est destitué après la prise de Kisangani par l’AFDL

Ce vendredi 18 mars 2022, nous avons lu pour vous, une page de l’histoire partagée par un compatriote sur son compte Twitter, Benjamin Babunga Watuna, liée à la date du jour.

Ce jour là… écrit-il, 18 mars 1997, soit 3 jours la prise de Kisangani par l’AFDL de LD Kabila, le premier ministre zaïrois, Léon Kengo wa Dondo, est destitué par le Parlement à une très forte majorité, mais selon une procédure irrégulière, par l’adoption d’un « Acte d’assemblée ».

https://twitter.com/benbabunga?s=21

Kengo wa Dondo a été destitué alors qu’il était en route pour Nairobi, où il devait assister, le lendemain, à un sommet africain sur la crise au Zaïre. Les rumeurs disaient qu’il était possible que le Zaïre annonce, à l’issue de ce sommet, un cessez-le-feu unilatéral.

Le Parlement s’était réuni dans la soirée de ce 18 mars et avait voté la destitution de Kengo par 489 voix pour, 9 contre et 12 abstentions. Relayés par la presse, les opposants réclamaient depuis plusieurs jours la démission du chef du gouvernement, de plus en plus impopulaire.

Tout en relevant les irrégularités qui avaient entaché cet acte, Kengo présenta sa démission le 24 mars 1997 après que Mobutu eut choisi de prendre acte de la décision du Parlement. Le pays était resté sans Premier ministre pendant environ 2 semaines, jusqu’au 2 avril 1997.

Le 2 avril, le maréchal Mobutu, après d’interminables tractations, signe l’ordonnance qui consacrait le principal leader de l’opposition, Etienne Tshisekedi, chef du gouvernement, avec pour mission de ramener la paix et de conduire le Zaïre aux urnes.

Le 3 avril, Etienne Tshisekedi annonça la composition de son gouvernement sans avoir procédé à aucune consultation et réserva 6 ministères à l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) de Laurent Désiré Kabila. Il invita l’AFDL à se rallier à lui.

En se réclamant de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), Etienne Tshisekedi prit aussitôt la décision de dissoudre le Haut Conseil de la République-Parlement de Transition (HCR-PT) pour faire place au seul Haut Conseil de la République institué par la CNS.

Il décréta qu’à partir de ce jour-là, le Zaïre serait régi par la Constitution édictée par la Conférence Nationale Souveraine. Mais sa démarche fut aussitôt récusée par la classe politique.

Mais le 5 avril 1997, soit 2 jours après la présentation de son gouvernement, les « Forces Politiques du Conclave », « l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale » et les « Alliés » de Kibasa ainsi que le « Cartel » de Kengo lui retirèrent leur confiance.

Mobutu finit par choisir le Général Likulia Bolongo pour le poste de Premier Ministre. Le 11 avril, celui-ci rendit publique la composition de son gouvernement dit de Salut National. Mais 1 mois après (le 17 mai 1997), LD Kabila investit Kinshasa, emporta les institutions.

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