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18 septembre 2026
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Crise politique en RDC : Tshisekedi consulte les Églises mais pose ses conditions

Dans le cadre de la recherche d’une solution à la crise politique actuelle, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu samedi dernier, dans son bureau de travail à la Cité de l’Union africaine, les représentants des Églises membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).

Selon des sources proches du dossier, la rencontre a porté principalement sur la faisabilité d’une sortie de crise par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. L’initiative, bien que saluée par plusieurs acteurs politiques et de la société civile, soulève toutefois de nombreuses interrogations quant à ses contours, ses participants et la sincérité des consultations en cours.

À en croire nos sources, le président Tshisekedi a clairement exprimé son souhait de ne pas inclure certains poids lourds de la scène politique dans ce processus de consultation. Sont notamment cités : l’ancien président Joseph Kabila, le leader d’Ensemble pour la République Moïse Katumbi, ainsi que Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cette exclusion marque un tournant dans la dynamique politique nationale, d’autant plus que ces figures représentent des blocs importants de l’opposition ou de l’opinion publique. Leur mise à l’écart pourrait compliquer davantage la recherche d’un consensus national.

Toujours selon nos informations, le président Tshisekedi aurait également opposé un refus catégorique à la désignation de certaines personnalités religieuses à la tête de cette initiative de médiation ou de supervision du processus. Parmi les noms cités figurent Mgr Marcel Utembi (président de la CENCO), le cardinal Fridolin Ambongo, ainsi que le père Donatien Sholé.

Le chef de l’État justifie sa position par des rapports de l’Inspection générale des finances (IGF), dans lesquels la gestion de certains projets impliquant ces institutions ou leurs représentants est jugée « ambiguë ». Un signal fort envoyé aux Églises, traditionnellement influentes dans la médiation politique en RDC.

Alors que la population congolaise attend des réponses concrètes aux multiples défis socio-économiques et politiques, ces consultations placent le chef de l’État dans une position délicate. Entre volonté de rassemblement et logique d’exclusion, le chemin vers un gouvernement d’union nationale semble semé d’embûches.

Reste à savoir si les Églises, malgré les réserves exprimées à leur encontre, continueront à jouer leur rôle de facilitateur, et si les exclus du dialogue accepteront leur marginalisation sans réagir.

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