22.9 C
Kisangani
14 septembre 2026
spot_img

Caricature – Affaire Pandatimu et Fryda Kelekele : la saga d’un procès de longue nuit et d’une justice éloquente

C’est la première fois que le verdict d’un juge dans une matière de flagrance et les attentes des milliers de congolais convergent. C’est dans un fameux dossier « Pandatimu et Fryda Kelekele » à Kisangani, dont la sentence du juge de la Cour d’appel de la Tshopo a fait réagir nombreux citoyens à la fin de l’audience, le soir du jeudi 05 au vendredi 06 septembre 2023.

Pandatimu Jean-Claude est Professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Kisangani, et Juge Président au Tribunal de commerce de la Tshopo. Le ministère public l’accuse notamment d’instigation à la violation des consignes, d’incitation des militaires à commettre les actes contraire à la loi et à leurs missions régaliennes et d’arrestation arbitraire à l’endroit de son ex épouse, Fryda Kelekele, comme le montre une vidéo filmée et diffusée par le Professeur lui-même sur les réseaux sociaux.

Lire aussi : les organisations et mouvement féministes de Kisangani montent au créneau

Un procès interdit aux hypersomniaques

Il fallait être endurant au sommeil pour attendre la fin du procès. Ouverte jeudi à 18h, l’audience est allée jusque vendredi matin. Seuls les endurants pouvaient aller jusqu’au bout. La sentence a été prononcée vendredi au petit matin. Que c’était un procès d’une longue nuit !

En pleine audience, l’un des accusés parmi les agents de la Police nationale congolaise impliqués dans l’arrestation arbitraire de la femme, s’est évanoui. Face aux chefs d’accusation différents et la chaleur que dégageait la salle d’audience, le présumé détenu s’était retrouvé entre le marteau et l’enclume.

Justice moins émotive, mais éloquente

La sentence, pour la majorité de l’opinion congolaise et boyomaise (gentilé de la ville de Kisangani, RDC) en particulier, était juste au regard des faits reprochés aux accusés, tandis qu’une petite minorité dont un professeur des université par la collégialité, a décrié « un procès injuste et politisé » dans une lettre de soutien et de compassion à son collègue condamné à 12 ans de servitude pénal principal avec une amende de 10.000 dollars américains et intérêts alloués à la victime, son ex épouse.

il est crucial de souligner que I’acte qu’il a posé en utilisant des policiers pour humilier publiquement son ex-femme et en diffusant cette scène sur Internet est une action barbare et inexcusable. Peu importe les qualités personnelles ou professionnelles d’une personne, de tels actes doivent être condamnés.

a réagit un ancien étudiant à la Faculté de Droit de l’Université de Kisangani, dans une nouvelle lettre adressée au Professeur Ngute Novato, enseignant à la Faculté de Lettres et Sciences humaines, dans le département de Philosophie.

La religiosité et la justice n’étant pas sœurs, les juges n’ont été nullement attirés par la chrétienté du Professeur et magistrat condamné, qui, dans son ultima verba a déclaré : « Je suis un fervent catholique, convaincu et convainquant, je laisse tout entre les mains du seigneur. »

La chrétienté, pense Ibrahim Sumaili, l’ancien étudiant ayant réagit à la lettre du Professeur agissant par collégialité, ne doit conditionner le soutien même devant un acte violence.

je tiens à souligner que le fait d’être un bon chrétien ne peut pas justifier ni excuser de tels actes de violence. La foi religieuse ne devrait pas être utilisée pour couvrir ou justifier des comportements immoraux.

A-t-il écrit.

Entre passion, émotions et infractions commises, la justice parle sans regret. D’ailleurs ne dit-on toujours pas que le droit privilégie la raison sur l’émotion ? La messe est dite, « un juge ne pleure pas ! ».

ÇA PEUT VOUS INTÉRESSER AUSSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Suivez-nous
305,000FansJ'aime
6,259SuiveursSuivre
2,092AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img