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Kisangani
6 août 2026
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Tshopo : l’État, la société civile et Sopeco s’accordent sur la relance du chantier de la RN4

Une réunion tripartite s’est tenue ce lundi 22 septembre au bureau de l’entreprise Sopeco, en charge des travaux de construction de la RN4 – route reliant le centre-ville de Kisangani à l’aéroport international de Bangboka, dans la province de la Tshopo. Autour de la table : le ministre provincial des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) et la direction de Sopeco, en présence de la presse locale. Objectif : évaluer la qualité des travaux en cours et répondre aux inquiétudes de la population.

La rencontre fait suite aux alertes de la NDSCI concernant la durabilité des infrastructures et l’utilisation des fonds publics. En effet, plusieurs effondrements ont été constatés sur le tronçon, poussant les ingénieurs de l’ITPR à lancer une mission de contrôle. Résultat : 23 points critiques ont été relevés, nécessitant l’installation de nouveaux dallons et buses pour améliorer l’évacuation des eaux et prévenir de nouveaux affaissements.

Dans son intervention, le ministre provincial Heritier Likaka a salué la vigilance de la société civile et confirmé la nécessité d’agir rapidement :

Nous avons repéré 23 points qui doivent être changés avec de nouvelles buses capables d’évacuer correctement l’eau. C’est une condition essentielle pour éviter d’autres effondrements et garantir des ouvrages de qualité à la population tshopolaise.

Il a également annoncé la fabrication en cours de plus de 300 buses destinées à ces zones sensibles.

De son côté, le président de la NDSCI, Maître Christian Kambi, a assuré qu’un rapport assorti de recommandations sera bientôt publié afin de garantir une gestion transparente des fonds et un suivi citoyen renforcé du chantier.

Le directeur de Sopeco est revenu sur les difficultés rencontrées. Le contrat initial, estimé à 30 millions de dollars, a souffert de 13 mois d’interruption de décaissements, retardant fortement l’exécution. À ce jour, l’entreprise dit avoir perçu 23 millions, ce qui a permis de relancer partiellement les travaux.

Avec l’implication conjointe de l’État, de la société civile et de l’entreprise, la reprise du chantier semble désormais sur les rails. Tous les acteurs ont réaffirmé leur volonté de livrer à Kisangani une route conforme aux normes, capable de résister aux intempéries et de répondre aux attentes de la population.





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