Pendant 3 jours, les jeunes boyomais (habitants de la Ville de Kisangani) ont pris part à un atelier de formation organisée par Youthsprint, dans le cadre du projet « améliorer l’accès à l’information sur la santé et le droit sexuel et reproductifs et les services complet de soins d’avortement » lancé dans la province de la Tshopo et à Kinshasa.
Les jeunes filles, sans qu’elles ne s’en rendent compte, sont plus exposées à plusieurs risques lorsqu’elles se livrent à des avortements clandestins. Il était alors important, pense les organisateurs de cet atelier de formation, qu’elles puissent s’imprégner des informations fiables et sûre au sujet de l’avortement sécurisé, afin de servir de relais communautaires.
De la clarification des valeurs en passant par les droits sexuels et reproductifs au protocole de Maputo, pour aboutir à un changement d’attitude, le Professeur, Docteur Richard Mukendi, consultant chez IPAS résume l’objectif principal de cette activité.


Nous sommes venus sensibiliser la population sur ce qui est contenu dans le protocole de Maputo notamment le fait que toute femme qui a subit une grossesse issue d’une agression sexuelle, d’un viol, d’inceste ou lorsque cette grossesse met en danger sa santé mentale de cette dernière Ou alors lorsque le fœtus est mal formé. Que cette femme puisse aller dans un centre reconnu par l’état dans lequel elle va recevoir des soins complets d’avortement centré sur la femme. Et d’autres qui se retrouvent dans ce genre de situation pourraient avoir des informations auprès des bénéficiaires de cette formation,
a dit Pr. Dr. Richard Mukendi aux participants.
Les avortements clandestins constituant la deuxième cause de décès maternels en République Démocratique du Congo la jeunesse est appelée à agir efficacement en partageant la bonne information pour y remédier. C’est pourquoi Jedidia Mabela, activiste des droits et de lutte contre les VBG, participant à cet atelier souligne la question de la pérennisation et d’intensification des activités dans les milieux ruraux.
Nous sortons de cette formation aguerri et motivé à lutter contre les avortements clandestins qui créent beaucoup des morts et à sensibiliser davantage les femmes à pouvoir recourir éventuellement à l’avortement sécurisé qui est un droit humain à l’instar des autres droits humains.
A-t-il indiqué.
Aussi, témoigne une autre participante :
En Tant que fille je ne savais pas qu’il existe des normes et de critères pour avorter en toute sécurité. Grâce à cette formation je viens d’être outillé et je peux sensibiliser mes semblables,
A-t-elle confié
Notez que ces activités sont organisées par Youth Sprint, appuyé par IPAS, sous les financements des Pays-Bas.



