Les caniveaux de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, sont aujourd’hui devenus de véritables dépotoirs publics. Malgré les efforts des autorités pour moderniser les infrastructures routières et renforcer le système d’évacuation des eaux, leur état demeure alarmant.
Faute de poubelles publiques, de nombreux habitants n’ont d’autre choix que de jeter leurs déchets dans les caniveaux. Avec les pluies, ces caniveaux se transforment en bassins d’eau stagnante, favorisant la prolifération des moustiques et exposant la population à de graves risques sanitaires.
Dans les quartiers Commercial, des Musiciens, Plateau Boyoma ou encore Médical, le spectacle est désolant : eaux stagnantes, sachets plastiques, bouteilles vides et ordures diverses obstruent les conduits.
Les autorités locales, mairie comme communes, peinent à réagir efficacement. Les campagnes de curage, souvent annoncées, tardent à se concrétiser ou se limitent à des actions ponctuelles sans impact durable.
Cette situation ternit l’image de la ville et fait peser une menace croissante sur la santé publique.



