20.1 C
Kisangani
13 septembre 2026
spot_img

Tshopo : « Le réveil du patriotisme face à l’agression rwandaise » au cœur d’une conférence débat vécue avec faste

Ce vendredi 28 février, dernier jour du mois, l’amphithéâtre de l’Université de Kisangani a servi de cadre à une grande conférence débat organisée par l’Assemblée provinciale de la Tshopo, sous le thème : « face à l’agression rwandaise, réveillons le patriotisme qui s’endort en nous. »

Lors de ces échanges, quatres conférenciers ont développé chacun un sous thème attrayant devant un public intellectuel composé du gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale, des autorités policières et militaires, le corps scientifique ainsi que les étudiants.

Place du citoyen et des institutions provinciales dans la patrie

Abordant de la « place du citoyen et des institutions provinciales dans la patrie », le conférencier, docteur Matheus Kanga, président de l’Assemblée provinciale, a remis chaque participant face à ses responsabilités vis-à-vis du pays :

Nous avons déjà tous trahi notre pays. À travers les commentaires en mesure de détruire le pays, de détruire psychologiquement la population. Il est temps pour chacun de nous d’opérer un choix. Nous avons tous le devoir de barrer la route à l’ennemi. Notre mentalité doit changer. La guerre n’est pas contre le président Félix Antoine Tshisekedi mais c’est contre la RDC. Si le régime de Tshisekedi tombe, la province de la Tshopo serait la plus perdante. Hormis le fond diplomatique, militaire, politique, médiatique le problème de la RDC est interne, la RDC a besoin de l’engagement de ses patriotes pour défendre la partie.

a-t-il dit

Conflit et changement de mentalité pour l’éveil patriotique en RDC

Au sujet des conflits et changement de mentalité sur l’éveil du patriotisme, le professeur Grison Trésor Kakumbi, enseignant à l’Université de Kisangani, a indiqué que le pays connaît au stade actuel deux types de conflits. Il s’agit des conflits communautaires et armés :

Le pays connaît au niveau interne les conflits communautaires non armés et les conflits armés dont les rébellions et les guerres. Au stade actuel, le Congo fait face à l’agression d’une armée étrangère qui se sert de nos frères et sœurs pour endeuiller le pays et piller nos ressources. Devant cette situation l’ennemi réussit avec la complicité interne. Il faut le changement de mentalité. Et à ce stade la population fait partie de la grande armée. Le monde intellectuel doit soutenir l’armée en accompagnant avec les informations fiables, et en décourageant l’ennemi. Dans cette guerre est contre la RDC, on doit soutenir les institutions qui se battent. Pendant qu’ont veut nous imposer la guerre, nous devons imposer la paix.

Place des scientifiques dans l’armée en ce moment de guerre

De son côté, le spécialiste en terrorisme et licenciée en criminologie, le général Mujinga Miji, a dans son intervention axée sur la « place des scientifiques dans l’armée » en ce moment de guerre, indiqué que les scientifiques ont une place permanente dans l’armée :

La guerre que connait la RDC n’est pas la première mais celle ci nous est imposée. Si on nous impose la guerre nous devons imposer la paix. Et les scientifiques ont une place dans l’armée. Docteur, journaliste, ingénieur tous ont une place. Qu’est-ce que vous attendez, quand nos avions de chasse sont pilotés par les étrangers, nos drones manipulés par les étrangers ? Vous, scientifiques, qu’elle est votre contribution ? Il n’existe pas un moment pour avoir une place entant que scientifique dans l’armée. Cette place est permanente. Il faut s’enrôler dans l’armée par conviction.

Et pour le représentant des étudiants de la Tshopo, Michel Okandokando, cette guerre est aussi numérique. À ce stade, toute personne qui a un smartphone est un soldat au front. « Le problème réside au niveau de notre rôle au front », dit-il :

Si la guerre est numérique, nous tous utilisateurs des smartphones, nous sommes les soldats au front. Qu’est-ce que nous faisons sur le champ de bataille ? Défendre la patrie par nos publications ou soutenir les ennemis ? J’appelle à la bonne utilisation de l’arme numérique. Si on ne défend pas la patrie nous allons tous subir.

Notez que le gouverneur de province, Paulin Lendongolia, a dans son mot de clôture, invité la population à prendre conscience et à intégrer l’armée « pour permettre au Chef de l’État » à revoir cette armée.

ÇA PEUT VOUS INTÉRESSER AUSSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Suivez-nous
305,000FansJ'aime
6,259SuiveursSuivre
2,092AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img