La situation devient critique sur la Route nationale numéro 4 (RN4), tronçon Kisangani-Banalia, précisément au point kilométrique 70. Plus d’une centaine de véhicules, petits et gros porteurs, sont actuellement immobilisés à cet endroit en raison de bourbiers géants causés par les pluies diluviennes de ces derniers jours. La route, devenue impraticable, est littéralement coupée en deux, isolant une partie de la province de la Tshopo.
Ce blocage survient alors même que les travaux de réhabilitation de ce tronçon sont confiés à l’entreprise Yetu, qui est pourtant présente sur le lieu. Une situation incompréhensible pour Elias Alima, président de la société civile forces vives de la Tshopo, actuellement en itinérance dans ce territoire.
Il est inadmissible que cette route reste impraticable alors que l’entreprise chargée des travaux est sur place. Les populations et les transporteurs en paient le prix fort.
déplore-t-il
Du côté de l’Office des routes/Tshopo, qui assure le suivi technique des travaux, le directeur provincial Benjamin Ndjima pointe un problème de financement.
L’entreprise Yetu attend toujours la libération des fonds par le gouvernement central pour pouvoir poursuivre les travaux. C’est un blocage administratif, pas technique.
explique-t-il
Face à l’urgence et aux conséquences économiques et sociales de cette coupure, le député provincial Bienvenu Bolonge monte au créneau. Il promet de saisir l’exécutif provincial afin d’obtenir des explications claires et des mesures immédiates.
En attendant, les usagers de la route, dont certains sont bloqués depuis plusieurs jours, dénoncent le calvaire qu’ils vivent .



