David Mulumba, membre permanent du conseil d’administration du Fonds de Réparation et de l’Indemnisation aux Victimes des Activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), a réagi suite à la crise internet majeure qui secoue et menace la mission essentielle de cette institution, ce samedi 12 juillet 2025.
À en croire David Mulumba qui s’est entretenu avec notre rédaction, au cœur de cette tempête, une tension palpable entre l’équipe du coordonnateur intérimaire actuel, Chançard Bolokola, et le bureau du PCA (Président du Conseil d’Administration), qui représente les associations de victimes de la guerre de six Jours. Ce conflit, nourri par des accusations virulentes et des tentatives de déstabilisation médiatique, transforme l’administration du fonds en un véritable champ de bataille.
Le PCA Bernard Kalombola, dont le rôle est de garantir la transparence et le bon déroulement du processus d’indemnisation, se retrouve paradoxalement sous le feu des critiques. Dans l’exercice de sa fonction de contrôle, il fait face à des menaces incessantes et à des campagnes de désinformation visant à le discréditer.
Le dernier épisode en date met en scène l’activiste Zacharie Kingombe, accusé par David Mulumba, membre du bureau du Conseil d’Administration, d’avoir proféré des propos diffamatoires à l’encontre du PCA. Mulumba dénonce une offensive orchestrée et malveillante.
Le PCA a toujours eu le courage de pointer du doigt les dérives de mauvaise gestion des fonds des victimes, népotisme, et le scandaleux versement d’indemnités à de fausses victimes. Il cite spécifiquement l’implication du frère de l’ex-ministre de la Justice, Evariste Mbaya, ancien conseiller, et de son entourage, accusés d’avoir exercé une mainmise abusive sur la gestion de ces fonds de réparation. Certains activistes de la société civile, comme Gentil Sefu, Jordan Saidi Atibu et Kingombe lui-même, originaires du Maniema, sont des garde rapprochées de la coordination du FRIVAO. Ces activistes pro-démocratie sont prêts à étouffer toute dénonciation concernant la mauvaise gestion du Fonds.
a déclaré David Mulumba
Il note aussi les menaces entre les lanceurs d’alerte et détournements présumés, l’exemple de Joël Mbiya, militant et coordonnateur de Filimbi Tshopo, qui en est particulièrement le révélateur. Après avoir exposé la passation douteuse du marché entre le FRIVAO et la société DIVO pour un documentaire sur la guerre des six jours, Mbiya aurait reçu des menaces. Cette situation a conduit des organisations internationales comme la FIDH et l’OMCT à lancer une alerte mondiale, nommant explicitement Gentil Sefu, le coordonnateur Chançard Bolokola et son assistant Jadot Bakame Kalala.
En conclusion, David Mulumba membre permanent du PCA rejette avec force les accusations de Kingombe, les qualifiant de pure manipulation. Il rappelle que le président de l’Assemblée provinciale a récemment qualifié ces détracteurs de « conglomérat de corrompus ». Il invite ces derniers à consulter le règlement intérieur du Fonds de solidarité des victimes des guerres de la province orientale (FSVG-PO), notamment l’article 6, qui précise que l’adhésion des victimes est assortie d’une cotisation annuelle. Ce principe, selon Mulumba, a été délibérément mal interprété par Kingombe, qui le présente fallacieusement comme une monétisation de l’identification des victimes.



