Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) a tenu, ce vendredi 29 août à Kisangani, un point de presse pour réagir aux accusations portées contre lui par un membre du cabinet du gouverneur de la Tshopo. Celui-ci aurait affirmé, via les réseaux sociaux, que la LUCHA serait en connivence avec le groupe rebelle M23. Une allégation que le mouvement qualifie de fausse et diffamatoire.
La LUCHA estime que le financement, par des fonds publics, des concerts de l’artiste Rebo Tchulo ne devrait pas être une priorité alors que la province traverse une crise sécuritaire et sociale aiguë. Le mouvement cite notamment les incursions armées en plein centre-ville de Kisangani, l’état de délabrement des routes, l’isolement de la ville face à ses territoires ravitailleurs, la pénurie persistante d’eau et d’électricité, ainsi que l’absence d’éclairage public favorisant l’insécurité.
Nous sommes un mouvement pro-démocratie. Nous avons le droit d’interpeller sur la gestion publique. Ce concert ne devait pas être une priorité alors que la population vit dans la peur et le dénuement.
a déclaré Jedidia Mabela, membre de la LUCHA
Le mouvement critique également le manque de transparence autour du cachet versé à l’artiste invitée, alors que des artistes locaux censés représenter la Tshopo à Kinshasa n’ont pas pu se déplacer faute de moyens.
Pour la LUCHA, les accusations portées contre elle sont une tentative d’intimidation et de manipulation politique destinée à détourner l’attention des véritables enjeux de gouvernance. Elle appelle l’Assemblée provinciale, actuellement en vacances, à examiner sa requête dès la reprise des travaux.



