Dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier, la localité de Makobola, située dans le groupement des Babungwe Nord, secteur de Tanganyika, au Sud-Kivu, a été le théâtre de graves actes de violences et de pillages systématiques, attribués à des éléments de l’armée congolaise (FARDC) et à leurs alliés Wazalendo.
Selon des sources locales, les incidents ont dégénéré à la suite d’une mésentente entre des militaires FARDC de l’unité Guépard, qui revenaient du front vers Kigongo dans la cité d’Uvira, et ceux de l’unité Hiboux.
Au cours de ces affrontements désordonnés, certains militaires et des éléments Wazalendo ont saccagé le centre de santé Lamba, principale structure sanitaire du village de Bangwe, dans la zone de santé de Nundu. D’autres se sont introduits dans des habitations, où des femmes et de jeunes filles auraient été agressées et violées au cours de cette nuit.
Deux jeunes filles sont actuellement prises en charge dans une structure médicale. Certaines femmes n’ont pas osé se confier aux infirmiers par peur, mais il est établi qu’elles ont été victimes de viols, commis pour la plupart par des éléments Wazalendo présents dans la région.
a déclaré un cadre de base à un média local
De son côté, la société civile a fermement condamné ces actes de barbarie et a exigé l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs des viols et des pillages perpétrés à Makobola soient identifiés et punis. Elle rappelle que ces unités avaient pourtant pour mission de protéger les citoyens et leurs biens.
Pour rappel, la localité de Makobola demeure marquée par un lourd passé. Elle avait déjà été le théâtre d’actes de terreur et du massacre de plus de 1 000 personnes lors de la guerre de 1996, menée par les troupes de l’AFDL, soutenues par l’armée rwandaise, alors dirigée par James Kabarebe.



