30 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Société : la Tshopo sensibilisée sur l’avortement sécurisé

On s’achemine vers la légalisation de l’avortement en RDC. Notre pays avait ratifié depuis 2006 le protocole Maputo qui autorise l’avortement en cas notamment de viol et inceste. A Kisangani, l’atelier de vulgarisation de ce protocole a eu lieu mardi 7 décembre.

Au cours de cet atelier organisé au centre Monaco de l’Université de Kisangani par le ministère provincial de la santé, avec l’appui de Marie Stop International (MSI), les participants ont été informés que l’avortement est autorisé sous certaines conditions par le protocole de Maputo que la RDC a ratifié.

Selon maître Bulaya Kalokola, intervenant, le code pénal congolais considère l’avortement comme une infraction. Mais la loi cadre de la santé et la loi sur la déontologie médicale autorise l’avortement thérapeutique. Il ajoute également que comme la loi a une primauté sur les lois internes, notre code pénal doit aussi légaliser l’avortement.

Pour le docteur Norbert Sadiki du MSI, le protocole de Maputo ne vient pas ouvrir un champ libre aux femmes pour avorter.

Il s’agit d’un sujet hautement sensible sur plusieurs plans, à savoir socio-culturel, religieux, judiciaire et j’en passe, neécessitant une certaine prudence voir réserve pour l’aborder. C’est pourquoi, des experts de divers domaines sont réunis ce jour pour nous permettre de mieux cerner le contour et appréhender la quintessence de ce protocole en particulier dans son article 14, pour qu’il soit vulgarisé sans crainte et permettre une finesse à la femme de jouir d’un droit qui lui est garanti par la constitution congolaise et les instruments juridiques internationaux auxquels notre pays a souscrit. Est-ce pour autant un boulevard prouvé par l’article 14 du protocole de Maputo, autorisant la femme à pratiquer l’avortement à tout vent ? Loin de là. Il y a des garde-fous à ce droit et des conditions qui doivent être remplies pour que l’avortement rentre dans la légalité.

a-t-il déclaré.

Dans son intervention sur l’ampleur des avortements clandestins, le docteur Anne Marie Tumba à son tour, a montré les statistiques selon lesquels, c’est dans le pays où l’avortement est interdit que le taux d’avortement est très élevé, d’où il faut l’encadrer.

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