Un nouvel éboulement de terres a été signalé dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026 dans la cité minière de Rubaya, en territoire de Masisi (province du Nord-Kivu). Plus de 250 personnes auraient été prises au piège sur le site minier de Gakombe, quelques jours seulement après un autre drame survenu sur le site de Gasasa, qui avait déjà coûté la vie à plus de 200 personnes.
Selon des sources locales concordantes, le site de Gakombe emploierait entre 300 et 400 travailleurs de mines par jour, et près de 300 pendant la nuit.
D’après des informations livrées sous anonymat par d’anciens travailleurs de mines de la cité, au moins 180 civils auraient été ensevelis, dont une cinquantaine de jeunes mineurs partis à la recherche de revenus.
Par ailleurs, au moins 23 maisons du village surplombant la cité ont été ensevelies, piégeant près de 50 occupants. La catastrophe a également fortement perturbé les activités économiques au sein de l’agglomération de Kalambairo, dans la notabilité de Luundje, localité de Kashovu.
Ce nouveau drame survient quelques jours après l’effondrement du site de Gasasa, dans la même cité minière, qui avait causé plus de 270 morts et une centaine de personnes portées disparues.
Malgré l’interdiction de l’exploitation minière artisanale dans cette partie du territoire de Masisi, une zone riche en coltan, cassitérite et d’autres minerais, les mesures de protection des travailleurs et des habitants restent largement non appliquées.
Depuis plus de deux ans, ces minerais sont exploités dans des conditions précaires dans une zone sous contrôle des rebelles du M23, exposant en permanence les populations locales à de graves risques d’insécurité et d’accidents.
