Les États-Unis ont annoncé, jeudi 14 mai, une nouvelle enveloppe humanitaire de 1,8 milliard de dollars destinée au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). Cette contribution additionnelle porte désormais l’engagement total de Washington à 3,8 milliards de dollars en faveur de 21 pays confrontés à des crises humanitaires majeures, parmi lesquels figure la République démocratique du Congo.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre de « réinitialisation humanitaire » signé en décembre 2025 à Genève entre les autorités américaines et l’agence onusienne. Cet accord visait à accélérer la mobilisation des financements et à améliorer l’efficacité de la réponse humanitaire dans les zones les plus touchées par les conflits, les déplacements de populations et les catastrophes sanitaires.
Selon le Département d’État américain, la première tranche de financement, évaluée à 2 milliards de dollars, a déjà permis d’apporter une assistance vitale à plus de 21,1 millions de personnes en moins de quatre mois. Washington met également en avant un délai moyen de décaissement des fonds de seulement sept jours, présenté comme un record dans les mécanismes de financement humanitaire internationaux.
Les autorités américaines estiment que cette rapidité d’exécution a facilité l’acheminement de vivres, de médicaments, d’abris d’urgence et de services essentiels dans plusieurs régions en crise. En République démocratique du Congo, où des millions de personnes restent affectées par les violences armées et les déplacements forcés, cette aide pourrait contribuer à renforcer les opérations humanitaires menées dans l’Est du pays.
L’OCHA coordonne actuellement des interventions dans plusieurs zones de conflit et de crise alimentaire à travers le monde. L’organisation souligne régulièrement l’augmentation des besoins humanitaires mondiaux, alors que les financements internationaux peinent souvent à suivre le rythme des urgences.
Avec cette nouvelle contribution, les États-Unis confirment leur position parmi les principaux bailleurs de fonds humanitaires au monde. Washington affirme vouloir privilégier une réponse plus rapide, plus flexible et davantage axée sur les populations les plus vulnérables.
