Ce mercredi 21 Février 2024, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a adressé une lettre à monsieur Nicolas Berlanga, ambassadeur de l’Union européenne en République Démocratique du Congo.
Dans cette correspondance, ce mouvement citoyen non-partisant et non-violent a fait part de sa forte indignation face à la complaisance continue et au soutien inconditionnel que l’Union européenne apporte au Rwanda en cette période où l’Est de la République Démocratique du Congo est en proie à des graves atrocités, du fait entre autres de l’invasion de l’armée Rwandaise.
Dans sa lettre, la LUCHA a indiqué :
Le 19 févier 2024, l’union Européenne et le Rwanda ont conclu un accord ayant pour objectif de renforcer le role du Rwanda dans la promotion du développement des chaînes de valeur pour les matières premières. A cette occasion, Thierry Breton, commissaire au marché intérieur de l’union européenne a présenté le Rwanda comme « un important fournisseur de tantale, d’étain, de tungstène, d’or et de niobium, disposant de réserves de lithium » Par ailleurs l’Union Européenne poursuit son programme de coopération militaire avec le Rwanda avec notamment des échanges et formations en faveur des militaires Rwandais.
A en croire la LUCHA, l’Union européenne ne peut pas prétendre ignorer l’implication de l’armée rwandaise dans la déstabilisation et le pillage du Congo et fait savoir que le fait pour l’Union européenne de continuer à financer le Rwanda et poursuit son partenariat militaire avec l’armée rwandaise malgré l’évidence de son implication dans la destabilisation et du pillage de la RDC, est une complicité à la guerre d’agression « que mène Paul Kagame contre notre pays depuis trois décennies ».
En outre, la LUHA fait un appel au représentant de l’Union européen en RDC ainsi que ses États membres :
- A Clarifier leurs positions vis-à-vis de la guerre d’agression que subit la RDC au Nord-Kivu et la natire de la relation qu’ils entretiennent avec le Rwanda ;
- A Suspendre de toute urgence l’élaboration de la feuille de route fixant les mesures de mise en œuvre du partenariat Global Gateway sur les ressources minières avec le Rwanda en raison du risque que cet accord serve à blanchir les minerais de sang pillés en RDC ;
- A Conditionnemer l’aide au développement et le partenariat militaire avec le Rwanda au retrait de ses troupes déployées en République Démocratique du Congo.



